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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 01:23

mossad_1.jpg

Le Mossad a intensifié ses activités en Tunisie après la révolution du 14 janvier qui a renversé le régime du président déchu Ben Ali.
«  Les services du Mossad œuvrent en collaboration avec la CIA pour renouveler les activités de leur réseau d’espions en Tunisie après la révolution », a écrit le journal tunisien al-Mousawwer (le photographe) dans son numéro paru ce lundi.


L’article intitulé : «  Danger : le Mossad intensifie ses activités après la révolution à Tunis, Djerba et Sousse » recueille ses informations du centre israélien Java pour les études et les recherches et selon lequel les « espions » du Mossad se sont repartis dans plusieurs villes tunisiennes de sorte que chaque branche est chargée d’une mission distincte de l’autre.


La branche de la capitale Tunis est, semble-t-il, chargée de capter des objectifs en Algérie, alors que celle de l’ile de Djerba située à 500 Km au sud-est de la capitale s’occupe de la Libye, et celle de la ville de Sousse (à 150 Km à l’est de Tunis) se doit d’espionner les affaires locales.

En Tunisie, les espions israéliens œuvrent pour créer des réseaux terroristes et d’incitation, tout en surveillant les activités palestiniennes en Tunisie ainsi que les mouvements islamistes salafistes.
Les partis de l’opposition tunisienne hostiles au processus de paix avec Israël se trouvent aussi dans leur collimateur.


Selon le journal, le Mossad est parvenu à semer la zizanie en Tunisie avant et après la révolution, dans le but entre autre de torpiller toute démarche visant à instaurer des alliances stratégiques avec des parties considérées par Tel Aviv et Washington comme étant insoumises. Il faut croire qu’il s’agit principalement de l’Iran et de la Syrie.


L’une des missions de ce service fondée en 1949 consiste aussi à sauvegarder les intérêts des différentes communautés juives dans ce pays ainsi qu’en Algérie et en Tunisie.


Alors que le régime tunisien était en train de tomber, le Mossad israélien a évacué une dizaine d’Israéliens qu’il a présentés comme étant des touristes et soupçonnés faire partie de ses membres
En février, un ancien ministre de l’interieur tunisien, Tahar Belkhodja  a révélé c’est le Mossad qui formait la sécurité présidentielle de Ben Ali.


En Avril 2011, un ancien garde du corps du Président tunisien déchu, a dévoilé dans une vidéo qu’il a publié après la révolution du 14 janvier, que Leïla Trabelsi épouse Ben Ali est un agent du Mossad Israélien depuis 1990 et qu’elle est impliquée dans l’assassinat de dirigeants de l’organisation de libération de la Palestine en Tunisie au début des années 90 du siècle dernier. Une accusation similaire porte sur Ben Ali aussi.
Et puis le mois de juin dernier, des informations diffusées sur You tube ont fait état de l’arrestation d’un nombre non précis de snipers, membres du Mossad


 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=50059&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=51&s1=1

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:46

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Le site Nawaat publie en français et en anglais un entretien avec Ahmed Manai qui a participé au titre des représentants de la société civile à la mission d’observation de la Ligue Arabe en Syrie.

Ahmed Manai n’est pas exactement un observateur naïf:. Opposant de longue date au régime de Ben Ali en Tunisie, qui l’a fait arrêter et torturer en 1991, Ahmed Manai  est un expert en économie et également un démocrate qui a une réflexion politique cohérente.

Et surtout, c’est quelqu’un qui refuse de se rendre au plus offrant comme la honte Anouar Malek

 

INTERVIEW AVEC AHMED MANAÏ, OBSERVATEUR DE LA LIGUE ARABE EN SYRIE

Etant l’un des 166 observateurs envoyés par la Ligue arabe en Syrie, on a interviewé Ahmed Manaï, ancien expert international auprès de l’ONU, militant en faveur d’une démocratisation de la Tunisie et auteur de « Supplice Tunisien – Le jardin secret du général Ben Ali ».

 

Nawaat: Quelle était votre réaction, en tant que membre tunisien des observateurs envoyés par la Ligue arabe, face au véto sino-russe au projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie ?

A.M: Une immense satisfaction pour le peuple syrien et la Syrie, leur présent et leur avenir. Le véto sino-russe a sauvé un pays, berceau de la civilisation humaine et arabe, de la destruction totale à laquelle le destinaient d’autres arabes et que les puissances de la guerre s’apprêtaient à lui faire subir. Avec ce véto la Syrie ne connaîtra pas, je l’espère, le sort de l’Irak si proche avec son million de morts, ses 3 millions d’orphelins, ses deux millions de veuves, ses quatre millions de réfugiés et sa société déstructurée. Il ne connaîtra pas non plus le sort incertain de la Libye déstructurée et désarticulée.


Nawaat: Vous avez écrit sur votre page facebook que la décision du “renvoi de l’ambassadeur syrien” de la Tunisie émane non pas du Président Marzouki mais de Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha et du Qatar, d’où est-ce que vous détenez cette information ?

A.M : Je rappelle d’abord qu’il n’y a pas d’ambassadeur de Syrie à Tunis depuis plus d’un an, mais juste un vice chargé d’affaires.

On n’a pas besoin de puiser ce genre d’information à une autre source que celle de M.Ghannouchi lui-même. Il suffit de revenir à ses déclarations et rappeler, par exemple, celle qu’il a faite en novembre 2011, je crois, dans laquelle il a « décidé « que la Tunisie allait renvoyer l’ambassadeur syrien.. Il avait déclaré plus tard, « qu’il allait remettre les ambassades du Yémen et de la Syrie aux opposants des deux pays » ignorant sans doute la convention de Genève qui régit les relations diplomatiques et consulaires.
Il n’était alors que le chef d’un parti politique ayant gagné les élections.
Heureusement que le gouvernement de l’époque avait tempéré son zèle. Maintenant il est tout et décide de tout, toujours sans autre qualité que celle de président d’un parti chef de file de la majorité à l’assemblée nationale constituante.

Pourquoi le Qatar ? Parce que ce pays, sous-traitant des basses besognes, qui pilote « l’initiative arabe » avait enjoint à tous les pays sous sa tutelle, d’accompagner la réunion du Conseil de sécurité du 04/ 02, par une action concertée de rupture avec la Syrie. Ils ont tout prévu sauf le double véto. Il a donné aussi des consignes à certains médias pour chauffer un peu plus l’ambiance. Le CNT syrien pour sa part a recommandé aux siens de procéder à l’occupation des ambassades syriennes partout dans le monde et à ses militants et ses groupes armés de se distinguer par des actions d’envergure. Cependant je ne vous cache que j’ai des amis à la ligue qui m’ont confirmé certaines choses, entre autres l’alignement inconditionnel de la délégation tunisienne à la ligue arabe sur le Qatar.
D’autre part, tout cela est en droite ligne de la stratégie concertée entre les « frères » et leurs alliés arabes, turcs et occidentaux.

 

Nawaat: Que pensez-vous, de la décision même de “renvoi d’un ambassadeur” ?

A.M: Je rappelle que la Tunisie a envoyé une délégation officielle qui a participé à la rédaction du rapport de la mission arabe en Syrie. Si les décideurs tunisiens avaient consulté les membres de cette délégation sur la situation en Syrie, ils leur auraient conseillé sûrement autre chose. Je ne sais pas d’ailleurs si ces décideurs avaient connaissance de cette mission qui comprend des ambassadeurs, de hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs.

Alors qu’est ce que j’en pense ? C’est une décision irréfléchie, prise par des amateurs de la diplomatie et des relations internationales, inconscients du tort qu’ils font aux intérêts et à l’image d’un pays qui s’est longtemps distingué par sa diplomatie sage et équilibrée, ou alors, une décision dictée par plus forts qu’eux !
Curieusement aucune des puissances qui s’apprêtaient il y a quelques semaines à lancer leur aviation sur la Syrie, n’a eu recours à la rupture des leurs relations avec la Syrie.

 

Nawaat : Quels sont les différents agents (On a parlé de l’Iran, de Hezb Allah, Irakiens … ) impliqués aux événements qui se déroulent en Syrie depuis mars 2011 ? Pouvez-vous nous éclaircir plus les acteurs svp ?

A.M : L’Iran et le Hezbollah sont des alliés stratégiques des syriens. Les irakiens par contre, étaient en mauvais termes avec eux, quoique actuellement on assiste à leur rapprochement.

Seraient-ils impliqués dans les évènements en Syrie ? Je ne crois pas que les syriens auraient besoin de l’aide de quiconque pour gérer la situation intérieure de leur pays. De nombreux médias ont parlé de combattants du Hezbollah et des Pasdaran iraniens qui seraient engagés dans la répression des manifestants. C’est tout simplement de la propagande. Mais il est certain qu’ils coopèrent à plein au niveau du renseignement, par exemple.

Il y a d’autres pays impliqués à fond dans la crise syrienne : ce sont les pays du golfe avec à leur tête le Qatar, puis la Turquie et l’ensemble des pays de l’OTAN. Certains d’entre eux accueillent les groupes armés sur leur sol, d’autres les financent, d’autres encore les entraînent et certains autres leur assurent la couverture médiatique.
Il y a d’autres acteurs de taille, tels que les Russes et les Chinois, mais comme on l’a vu lors du dernier vote du Conseil de Sécurité, leur rôle est surtout de soutien.
Mais il y a aussi, en plus de ces Etats, des mouvances politiques très influentes, telle que les frères musulmans et les Salafistes.

 

Nawaat: Que pensez-vous de la couverture médiatique en Syrie ? Qu’en est-il de la censure ?

A.M: Il y a une couverture médiatique étrangère sur la Syrie et une autre en Syrie.
L’une des questions inscrite dans le protocole et à laquelle devrait répondre la mission des observateurs concerne les médias et leurs conditions de travail. Le rapport final y a répondu ainsi :
« Vérification des agréments accordés par le gouvernement syrien aux médias arabes et internationaux, et enquête sur les possibilités offertes à ces médias de se déplacer librement dans toutes les régions de la Syrie..
41 – Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l’information, a confirmé avoir accordé l’agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu’au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des 90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.
42 – La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d’opérer en Syrie pour une durée n’excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l’intérieur du pays à moins d’indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.
43 – Des rapports et des déclarations de certains secteurs de la Mission montrent l’existence de restrictions gouvernementales sur le déplacement des médias dans les secteurs de l’opposition, incitant ces journalistes à se déplacer, dans de nombreux cas, derrière le déplacement de la mission, pour exercer leurs fonctions.
44 – La ville de Homs a été le témoin de l’assassinat d’un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d’un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l’opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d’enquête sur l’incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l’opposition.
Quant au rôle des médias internationaux, il suffit pour y répondre, qu’il y a une soixantaine de chaînes télévisées, dans tous les pays, qui débitent en permanence et dans toutes les langues, un flot de mensonges et de propagande éhontée sur la situation en Syrie.

 

Nawaat: Revenons au “véto”: Il y a de cela un an, La Russie et la Chine, avec l’Allemagne, le Brésil, et Inde se sont abstenus vis-à-vis de la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi en Libye. Comment expliquez-vous l’usage de ce véto cette fois-ci pour le cas de la Syrie ?

A.M : La résolution 1973 sur la Libye, votée en principe pour assurer la protection des populations civiles a été détournée par les pays de l’OTAN. Le résultat de la guerre de l’OTAN contre la Libye, encore très peu connu du grand public, a été catastrophique. La Russie et la Chine, n’avaient pas fait usage de leur droit de Véto, estimant sans doute que la résolution serait exécutée à la lettre. Il y aussi que la Libye, même avec sa production pétrolière de près de 4% de la production mondiale, n’a pas le même poids stratégique que la Syrie dont la production pétrolière est presque négligeable.

Le double Veto sino-russe, a empêché que le verrou syrien ne se brise, et que ces deux pays ne deviennent les prochaines cibles de l’occident. Il est donc avant tout l’affirmation de la fin d’un monde dominée par les USA et du retour à un monde binaire. Il y a une autre raison qu’a expliqué le chef de la diplomatie russe, c’est qu’il y avait une clause secrète dans cette résolution qui autorise le recours à l’intervention armée.


Nawaat: Les Russes et la Chine ont intérêt à maintenir Bashar Al Assad à la tête du régime syrien, notamment pour des raisons purement économiques qui serait entravées en cas d’embargo sur les armes: Selon le think tank russe Cast, la Syrie a acheté 700 millions de dollars d’armes à la Russie en 2010, soit 7% des ventes russes du secteur… Pourquoi la communauté internationale ainsi que les médias internationaux semblent offusqués par le véto sino-russe déjà annoncé par l’ambassadeur de Russie à l’Onu, Vitali Tchourkine le 4 octobre 2011 puis ce jeudi 2 février 2012 ?

Les Etats n’ont pas de sentiments mais des intérêts. Certes les Russes et les Chinois ont de nombreux intérêts économiques, commerciaux et stratégiques avec la Syrie. Les ventes d’armes n’en constituent qu’une partie infime.

 

Nawaat: Le massacre à Homs, tuant plus de 200 vies, le plus meurtrier depuis le début des événements vous semble-il suspect ?

Ce massacre est signé et ses auteurs se moquent de notre intelligence. Est-il possible de croire un instant, qu’un gouvernement, quel qu’il soit, puisse commettre un tel massacre le jour même où son affaire est portée devant Conseil de sécurité ?

A.M: En fait, il s’agit d’un coup monté dans le cadre d’une stratégie globale et concertée où sont intervenus les « militants syriens » à l’étranger pour occuper les ambassades et les consulats syriens», l’appel au renvoi des ambassadeurs syriens dans les pays arabes et bien sûr ce massacre de Homs.
Alors ce massacre : tous ceux qui ont suivi les télévisions ce jour là ont vu des photos de très nombreuses victimes. La plupart de ces victimes avaient les mains liées derrière le dos et certaines avaient le visage au sol.

Les metteurs en scène nous ont expliqué que c’étaient les victimes des bombardements des bâtiments et des habitations par les blindés et même par l’aviation syrienne. Curieusement ces victimes ne portaient pas de blessures ni même aucune trace de l’effondrement de leurs maisons et habitations. Chacun peut en tirer les conclusions qu’il veut. En tout cas tout au long de la journée du 4 février, de citoyens syriens ont témoigné qu’ils avaient reconnu parmi ces victimes, des proches et des voisins enlevés depuis une semaine et même des mois.
Chacun peut en tirer les conclusions qu’il veut.

 

Nawaat: En réaction à ce véto et suite au massacre à Homs qui a eu beaucoup d’échos sur la scène internationale, Susan Rice, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, a déclaré que les dirigeants russes et chinois auront sur les mains toute effusion de sang supplémentaire. Que pensez-vous de cette recrudescence de tension et les jeux d’intérêts entre la Chine et la Russie d’un côté face aux USA, à la France et au Royaume Uni de l’autre côté, tous membres permanents du conseil de sécurité ?

A.M: La meilleure réponse faite à Susan Rice, est venue de l’ambassadeur syrien aux Nations unies, qui lui a rappelé les 60 Vétos des USA pour faire avorter les résolutions condamnant Israël. Mais il y a dans la déclaration de Rice une menace à peine voilée, parce que le sang risque de couler en Syrie. La coalition anti-Syrienne va continuer dans son entreprise de déstabilisation de la Syrie et envisage de recourir prochainement à l’assemblée des Nations Unies pour s’offrir un droit d’intervenir militai

rement.
Globalement nous vivons un retour de la guerre froide avec cette fois-ci une Russie et une Chine plus puissantes, assurées du soutien d’un certain nombre de pays émergents, avec en face un occident en crise et même en déclin.

 

Nawaat: Le 8 janvier dernier, des navires de guerre russes ont accosté à la base navale russe située au port de Tartous en Syrie, chose déjà

prévue depuis aout 2010… Avec ce véto, serions-nous dans une phase catastrophe de préparation à une guerre dont les alliés semblent de plus en plus définis ?

Après la guerre d’occupation de l’Irak, puis le retrait honteux des troupes américaines, il est difficile de croire que les américains puissent s’engager de nouveau dans une guerre impliquant une présence de leurs troupes au sol. C’est ainsi qu’ils ont choisi, dans le cas libyen, de faire intervenir l’aviation de l’OTAN et de leur apporter un soutien au final.

Ce scénario n’est pas valable dans le cas Syrien parce que la Syrie est une puissance relativement importante et qu’elle a des alliés très puissants. C’est pourquoi, la coalition anti syrienne a choisi de faire imploser le pays de l’intérieur en créant, finançant, entraînant et ar

mant des foyers de rébellion.
Sommes-nous à la veille d’une guerre ? S’il y a une guerre, elle ne sera pas confinée aux frontières du Moyen-Orient, tout le monde en est convaincu même les plus fous et tous ceux qui en dressent les plans!

 

Nawaat: En continuant à collaborer et avec le régime syrien et avec l’opposition syrienne divisée, la ligue arabe semble croire à une possible ‘sol

ution politique’ à la crise syrienne, afin le Président Bashar Al-Assad délègue ses prérogatives au Vice-président pour former, dans les deux mois, un gouvernement d’union nationale qui conduirait le pays vers des élections libres.
Le véto sino-russe bloque cette résolution, quel genre de pression se préparerait à votre avis pour mettre à genoux Bashar Al Assad ?

A.M: La Ligue arabe est entièrement discréditée en enterrant le rapport de sa propre mission d’observateurs et par son recours au Conseil de sécurité. Elle a laissé échapper l’occasion unique de participer au règlement de l’affaire syrienne. Tout ce qu’elle peut proposer dans l’avenir sera sans valeur.
Maintenant c’est le tour de la Russie de jouer le rôle principal mais aussi à la direction syrienne appelée à accélérer et à concrétiser les réformes.


Nawaat: A votre avis, quel serait le véritable poids du CNS (pro intervention militaire) et du Comité national de coordination pour le changement démocratique (contre une intervention et dont on entend rarement parler de lui dans les médias internationaux) ?

A.M: Le CNS n’a pas une bonne réputation en Syrie justement parce qu’il appelle à l’intervention armée. Les syriens ont une vieille tradition de patriotisme et une haute histoire de résistance à la domination étrangère. Par contre, à l’étranger, il est le chouchou des médias et le partenaire favori des hommes politiques, qui le soutiennent et le financent.
D’ailleurs le CNS n’a pas de représentants à l’intérieur du pays et une de ses composantes, les kurdes, vient de le quitter.

C’est différent dans le cas du Comité de Coordination, parce que ses représentants sont presque tous des militants de l’intérieur du pays, et n’ont qu’un porte parole à l’étranger, Haytham Manna. Il est tout à fait normal qu’on ne parle pas de ce Comité dans les médias de la propagande et de la désinformation qui soutiennent l’intervention.

 

Nawaat: Comment estimez-vous les actions entreprises par les déserteurs de l’armée régulière syrienne ? Disposez-vous de preuves qui prouvent que l’armée syrienne libre (ASL) commet des actes de barbarie ?

A.M :Le rapport de la mission des observateurs arabes signale l’existence de l’ASL et d’autres groupes armés qui attaquent les forces gouvernementales, procèdent aux enlèvements de civils qui ne sont libérés que contre paiement de rançon, de meurtres, de sabotage des installations pétrolières, de bâtiments civils, des trains et voies ferrées….

Nawaat: Dernière question : peut-on être pour ou contre le régime de Bashar Al Assad et du Président syrien en lui-même ?

A.M : Ceux qui croient que le départ d’un président résoudrait tous les problèmes du pays, sont tout simplement des idiots. Nous n’avons pas réussi à tirer les leçons des exemples tunisien, égyptien et yéménite et convenir que les lendemains de dictature sont souvent plus difficiles à gérer que la dictature elle-même, parce que les oppositions n’ont pas encore appris à gouverner !

Rapport de la ligue arabe (en arabe)
https://docs.google.com/viewer?url=http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2012/02/rapport-syria.pdf&hl=fr&chrome=true

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:58

Pascal Taïs, Abou Bakari Tandia, Abdelhakim Ajimi :2333667-3263810.jpg trois personnes mortes, dans des conditions non-élucidées, après une rencontre avec la police. Un récent rapport d’Amnesty Inrernational intitulé Des policiers au-dessus des lois, revient sur ces trois morts, et sur leur absence de suites judiciaires. Nous avons choisi de republier les trois extraits. Pascal Taïs
Le 1er juin 2006, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu son arrêt dans l’affaire Taïs C. France (requête no 39922/03). Elle a jugé que le décès de Pascal Taïs pendant sa garde à vue constituait une violation du droit à la vie garanti par l’article 2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Convention européenne des droits de l’homme, CEDH). La Cour a également conclu qu’en ne menant pas d’enquête effective sur les circonstances du décès, les autorités françaises avaient aussi violé les obligations incombant au gouvernement aux termes de l’article 2.

Dans la soirée du 6 avril 1993, Pascal Taïs et sa compagne ont été victimes d’un accident de la circulation bénin ; par la tais-b7afd.jpgsuite, ils ont été interpellés par la police lors d’une rixe survenue à Arcachon vers 23 h 45. Pascal Taïs a été conduit à l’hôpital vers minuit pour y subir un examen médical, mais il a refusé d’être examiné et s’est montré agressif. Les policiers l’ont soumis à la contrainte et l’ont frappé à coups de matraque pour le maîtriser. Le certificat médical établi par la médecin de garde faisait mention de l’état d’ébriété de Pascal Taïs, mais d’aucun signe de blessure. Pascal Taïs a été conduit au commissariat d’Arcachon et placé dans une cellule de dégrisement pour la nuit.
Le lendemain matin, vers 7 h 30, Pascal Taïs a été retrouvé mort dans sa cellule, gisant dans une mare de sang mêlé d’excréments. Selon le rapport établi après l’autopsie réalisée le jour même, le corps présentait de nombreuses blessures, dont de multiples ecchymoses et érosions sur le visage et sur le corps, deux côtes fracturées et des lésions à un poumon et à la rate. En conclusion, affirmait le rapport, Pascal Taïs était mort d’une hémorragie causée par une lésion de la rate.
Une information judiciaire a été ouverte sur le décès, les parents de Pascal Taïs se constituant partie civile. Cependant, le 28 juin 1996, le juge d’instruction a classé l’affaire en déclarant que rien ne permettait d’affirmer que les policiers de garde au commissariat aient été responsables des blessures qui avaient causé la mort de Pascal Taïs, et il a conclu que l’origine des blessures était inconnue. Le 19 juin 2003, la cour d’appel de Bordeaux a confirmé la décision du juge d’instruction.
La Cour européenne des droits de l’homme a précisé dans son arrêt que l’État avait l’obligation de protéger la vie des personnes en garde à vue. En l’occurrence, la Cour a noté une discordance entre le certificat médical établi lors du passage de Pascal Taïs à l’hôpital dans la soirée du 6 avril et le constat fait lors de l’autopsie, ainsi qu’une contradiction entre la feuille d’écrou (qui rend compte de la période d’enfermement en cellule de dégrisement) et d’autres descriptions du comportement du jeune homme. Elle a souligné qu’aucune explication plausible n’a été présentée au sujet des blessures (qui ne peuvent être survenues que pendant la détention). La Cour en a conclu que les autorités françaises étaient responsables de la mort de Pascal Taïs et qu’elles avaient violé l’article 2 de la CEDH, qui garantit le droit à la vie.
La Cour a ajouté qu’« une réponse rapide des autorités lorsqu’il s’agit d’enquête sur le décès d’une personne détenue, peut généralement être considérée comme essentielle pour préserver la confiance du public dans le principe de la légalité et pour éviter toute apparence de complicité ou de tolérance relativement à des actes illégaux ». Elle a observé que dans l’affaire Taïs c. France, à l’issue de plus de dix ans d’enquêtes menées par les tribunaux nationaux, la cause du décès n’avait toujours pas été établie. Le juge d’instruction n’a entendu les policiers concernés que quatre ans après les faits et a refusé la reconstitution des faits demandée par la partie civile, alors que cela aurait pu aider à établir la cause de la lésion splénique de Pascal Taïs.
Aucune déposition détaillée de la compagne de Pascal Taïs n’a été recueillie, alors qu’elle avait été interpellée en même temps que lui et qu’elle était en garde à vue dans le même commissariat la nuit de la mort du jeune homme.
La Cour a par conséquent considéré que l’enquête menée par les tribunaux français n’avait été ni efficace ni prompte et que cela constituait en soi une violation des obligations incombant à la France en vertu de l’article 2.
Abou Bakari Tandia

Abou Bakari Tandia, Malien en situation irrégulière qui vivait en France depuis treize ans, est mort après être tombé dans le coma en garde à vue au commissariat de Courbevoie, en décembre 2004. Plus de quatre ans après, on ignore toujours la cause de sa mort.

 

Abou Bakari Tandia a été interpellé Abou-Bakari-9d4d5.jpgdans la rue par des policiers le soir du 5 décembre 2004, vers 20 heures, et emmené au commissariat pour un contrôle d’identité. Tombé dans le coma dans sa cellule, il a été transporté vers minuit par les services d’urgence à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, puis transféré à l’hôpital Louis-Mourier, à Colombes. Il est resté dans le coma jusqu’à sa mort, le 24 janvier 2005.
Sa famille n’a été informée de son arrestation et de son hospitalisation que le 9 décembre. Ses proches se sont alors rendus à l’hôpital accompagnés d’un représentant du consulat malien, mais ils ont dû attendre encore trois jours avant de voir Abou Bakari Tandia car les deux policiers qui gardaient sa chambre ont affirmé qu’il se trouvait toujours en garde à vue. Les membres de sa famille affirment que, pendant toute la durée de son hospitalisation, les policiers et le personnel médical ne les ont pas tenus informés et les ont traités avec animosité. Quand ils ont demandé à connaître les causes de la mort d’Abou Bakari Tandia, le personnel médical leur aurait répondu de s’adresser à la police. Le rapport d’autopsie attribue le décès à une « décompensation viscérale », mais sans préciser ce qui l’a provoquée.
Quand les proches d’Abou Bakari Tandia ont enfin été autorisés à aller le voir à l’hôpital, il était déjà en état de mort cérébrale. Ils ont constaté que son corps était gonflé et que sa poitrine présentait une grande blessure ronde, dont il n’est fait état dans aucun rapport médical. Ils ont aussi constaté l’absence de plaies visibles sur le crâne, alors que la police affirmait qu’il était tombé dans le coma après s’être volontairement frappé la tête contre le mur de sa cellule. Ni le rapport d’autopsie, ni les rapports médicaux des deux hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête.
Dans la nuit où Abou Bakari Tandia a été arrêté et admis à l’hôpital, le procureur de Nanterre a été alerté de son état de santé et s’est rendu sur place. En mars 2005, il a classé l’affaire sans suite, n’ayant trouvé dans le rapport de l’IGS sur cette affaire aucun élément justifiant l’ouverture de poursuites. En avril, la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort » ; l’affaire a donc été rouverte et confiée à un juge d’instruction en juin. À peu près au même moment, les proches de la victime ont appris que la caméra de surveillance de la cellule d’Abou Bakari Tandia ne fonctionnait pas la nuit de son arrestation parce qu’un détenu en avait arraché les fils.

L’affaire n’a ensuite pas beaucoup avancéABOU_BAKARI_2-a97c7.jpg jusqu’à ce que, plus de deux ans plus tard, en novembre 2007, la famille prenne un nouvel avocat. Celui-ci a formulé un certain nombre de demandes d’actes auprès du juge d’instruction et du parquet, ce qui a permis de découvrir de nouveaux éléments de preuve importants. En avril 2008, l’avocat a demandé officiellement que les vêtements d’Abou Bakari Tandia soient produits à titre d’éléments de preuve. Abou Bakari Tandia avait été admis nu à l’hôpital, et sa famille affirme que le commissariat ne lui a jamais rendu ses habits ni ses effets personnels. Quand, au lendemain de sa mort, ses proches ont demandé à les récupérer, le commissariat leur a répondu qu’il ne les avait pas. Il semble que, lors de la première enquête, les enquêteurs de l’IGS n’aient pas réclamé ces vêtements. À la suite de la demande de l’avocat, un pantalon et une veste sans manches ont été remis à la justice par le commissariat. Cependant, comme Abou Bakari Tandia a été arrêté dans la rue au mois de décembre, sa famille pense qu’il devait porter au moins une chemise ou un pull, qui n’a jamais été retrouvé. Or, un tel vêtement porterait probablement la trace de la blessure constatée sur le torse d’Abou Bakari Tandia, et pourrait en indiquer la cause.
Fin 2008, une nouvelle enquête de l’IGS ouverte à la demande de l’avocat de la famille a révélé qu’il n’existait aucune trace de panne de la caméra de surveillance de la cellule d’Abou Bakari Tandia, qu’aucun technicien n’était intervenu pour la réparer et que, compte tenu de l’endroit où elle se trouvait dans la cellule, elle était hors d’atteinte de quiconque, et il était impossible d’en arracher les fils. L’avocat a donc porté plainte pour faux témoignage contre le policier qui avait affirmé que la caméra avait été vandalisée par un détenu.
Immédiatement après la mort d’Abou Bakari Tandia, l’IGS a demandé son dossier médical à l’hôpital, mais on lui a répondu qu’il avait été perdu. Ce n’est qu’en janvier 2009, lorsque l’avocat de la famille a porté plainte pour « destruction de preuves », que l’hôpital a fourni ce dossier, révélant qu’il avait été égaré puis retrouvé deux mois après la mort d’Abou Bakari Tandia mais que personne n’avait alors contacté la juridiction d’instruction pour l’en informer. De même, en août 2008, des radios et des notes médicales ont été remises au juge d’instruction par le parquet, qui a affirmé qu’elles avaient été rangées par erreur dans un mauvais dossier pendant les trois ans et demi écoulés. Des médecins légistes sont en train d’examiner ces documents médicaux afin d’essayer de déterminer les causes de la mort d’Abou Bakari Tandia. Leurs conclusions sont attendues en mai.
Le 24 janvier 2009, lors d’une conférence de presse, l’oncle d’Abou Bakari Tandia a de nouveau réclamé une enquête exhaustive. Il a réfuté une nouvelle fois les affirmations de la police selon lesquelles Abou Bakari Tandia serait tombé dans le coma après s’être infligé lui-même des blessures, déclarant : « S’ils nous avaient dit que c’était un accident, ou qu’il y avait eu des violences, nous aurions compris. Nous sommes des êtres humains. Mais qu’ils ne nous disent pas qu’il s’est frappé la tête contre le mur. Cela n’a aucun sens. Nous voulons juste savoir la vérité pour pouvoir faire notre deuil. »
Abdelhakim Ajimi
Le 9 mai 2008, Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation. Les moyens de contrôle utilisés à son égard semblent avoir été similaires à ceux qui ont causé la mort de Mohamed Saoud en 1997.

Le 9 mai dans l’après-midi,1296991-1703243-f2574.jpg Abdelhakim Ajimi s’est rendu à sa banque, le Crédit agricole, pour y retirer de l’argent. Selon des témoins, ayant essuyé un refus, il s’est montré agressif et le directeur de la banque a appelé la police. Abdelhakim Ajimi a quitté la banque, mais un groupe de policiers l’a rejoint près de son domicile, boulevard Victor-Hugo, et a tenté de l’arrêter. Il aurait semble-t-il violemment résisté et se serait battu avec les policiers. La vitrine d’un magasin a été brisée et l’un des policiers a eu la clavicule fracturée au cours de l’affrontement.
D’après les informations publiées dans les médias, plusieurs témoins ont déclaré qu’ils avaient été choqués par la façon dont les policiers traitaient Abdelhakim Ajimi et que la force utilisée contre lui paraissait excessive. Après que le jeune homme eut été menotté, ont précisé ces témoins, il a été maintenu à plat ventre sur le sol par trois policiers pendant une période prolongée. Un témoin affirme que l’un des policiers a donné deux coups de poing à Abdelhakim Ajimi pendant qu’il était plaqué au sol. Un autre policier appuyait sur son dos avec son genou, tandis qu’un troisième pratiquait une clé d’étranglement. Selon des témoins, le visage d’Abdelhakim Ajimi est devenu violacé ; de toute évidence, il ne pouvait pas respirer.
Des services de secours sont arrivés sur les lieux et le policier blessé a été conduit à l’hôpital. Toujours selon des témoins, les policiers ont dit aux secouristes qu’il était inutile de s’occuper d’Abdelhakim Ajimi, car ils maîtrisaient bien la situation. Abdelhakim Ajimi a été embarqué dans la voiture de police et emmené au poste, où il a été déclaré mort à 16 h 30. Selon les déclarations de la police, Abdelhakim Ajimi était vivant, mais dans un état de grande faiblesse à son arrivée au poste. Les policiers affirment qu’ils ont tenté de le ranimer mais que leurs efforts et ceux des secouristes appelés au poste sont restés vains. Cependant, plusieurs témoins de son arrestation pensent qu’il était déjà mort quand il a été placé dans la voiture de police.
Deux jours après le drame, le préfet des Alpes-Maritimes a fait une déclaration aux médias, dans laquelle il a affirmé :
« Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires ».
Le 13 mai, le procureur de la République à Grasse a néanmoins ouvert une enquête pour « homicide involontaire ». D’après les informations fournies par les médias, le rapport d’autopsie initial n’a pas permis d’aboutir à une conclusion. On y trouvait la double mention de « possibles signes d’asphyxie » et de « possible pathologie cardiaque ».
Fin novembre, une expertise médicale a été remise au juge d’instruction. Selon ce rapport, la mort a été causée par une « asphyxie mécanique » due à l’association de la pression prolongée exercée sur le thorax de la victime plaquée au sol et de son étranglement par une clé de bras.
Les deux policiers soupçonnés d’avoir tué Abdelhakim Ajimi ont été convoqués devant le juge d’instruction le 16 décembre, mais ils n’ont pas encore été mis en examen. Leur avocat a affirmé qu’ils avaient agi conformément à la formation qu’ils avaient reçue, en utilisant les techniques en vigueur. Tous les policiers impliqués dans l’affaire continuent à exercer leurs fonctions à Grasse tandis que l’enquête se poursuit.
Suite  [1] :
Après deux ans de procédure judiciaire, les juges d’instruction du tribunal correctionnel de Grasse ont conclu l’information judiciaire par un scandaleux non-lieu.

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Présentation générale du rapport d’Amnesty International
Autres extraits :
Josyane, Salif, Albertine, Évelyne et Patricia
Fatimata M’Baye, Lamba Soukouna
Cf. aussi :
1997-2002 : Cinq ans d’impunité policière

P.-S.

 35552-1-13a9e.jpgCe texte est extrait du rapport d’Amnesty International : Des policiers au dessus des lois ?, dont nous recommandons la lecture intégrale. Le rapport est téléchargeable ici.
Sur « l’affaire Pascal Taïs », on lira aussi la monographie que lui a consacrée Maurice Rajsfus aux Éditions L’Esprit Frappeur.

Notes

[1] Ajout du Collectif Les mots sont importants, le 8 septembre 2010

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:38

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Dans le contexte de guerre des chefs qui fait rage à Moscou, plusieurs décisions manifestent un avantage du Premier ministre Vladimir Poutine sur son « ami de trente ans » et désormais rival, le président Dmitry Medvedev.

- M. Poutine est parvenu à faire capoter l’accord conclu entre les présidents russe et français pour l’achat de Mistral. Dès l’annonce par le président Nicolas Sarkozy de ce contrat, nous avions indiqué dans ces colonnes que M. Poutine suspectait la mise en place d’un système de commissions et rétro-commissions entre les deux hommes, et qu’il tentait de le faire échouer. En définitive, un appel d’offre vient d’être lancé qui annule les promesses de M. Medvedev. Et sachant que les Mistral ne sont pas du tout adaptés aux besoins de la marine russe, l’issue de la procédure ne fait aucun doute si elle se déroule normalement. L’appel d’offre devrait, selon toute vraisemblance, être gagné par OSK, la société d’Etat présidée par Igor Sechin, l’adjoint de Vladimir Poutine.

- Après le vote de la résolution 1929 par le Conseil de sécurité, la plus grande cacophonie s’était installée à Moscou, les hommes de M. Poutine annonçant que ce texte ne remettait pas en cause la livraison de missiles S300 à l’Iran, tandis que ceux de M. Medvedev affirmaient le contraire. En définitive, le président avait officiellement tranché dans le sens de l’embargo le plus strict et déclaré le dossier clos. Or, le 20 août, —alors que la presse du Proche-Orient annonce que des éléments des S300 ont été acheminés en secret—, le ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov, a contredit le président et déclaré qu’« aucune décision concrète n’a été prise ».

- Avec des années de retard, la Russie a mis en marche aujourd’hui la centrale électrique nucléaire de Bushehr (Iran), alors même que les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne ont déployé des efforts considérables pour l’en dissuader. Le président Medvedev s’était rallié à la position atlantiste (embargo sur tous les approvisionnements énergétiques), tandis que le Premier ministre Poutine soutenait ouvertement l’ambition iranienne d’indépendance énergétique. Le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov s’est même fendu d’un communiqué provocateur présentant le démarrage de la centrale comme une mesure de confiance de l’Iran envers la communauté internationale.

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 22:26

Une classe d’école de centre de formation professionnelle découvre la lecture

par Marianne Wüthrich, Zurich

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A l’époque de l’internet, du facebook et du téléphone portable, on lit de moins en moins. Une grande partie des adolescents lit à peine un livre. Certains de mes élèves s’informent sur le chemin du travail superficiellement en lisant un journal gratuit, mais la plupart avouent même qu’ils ne lisent qu’à peine un article minutieusement du début jusqu’à la fin. Comment la génération des 30 et 40 ans pourra-t-elle prendre sa responsabilité envers la société et la vie communautaire, si elle – outre d’autres déficites sociaux – n’est plus capable de lire? Justement en Suisse, il est indispensable pour la préservation de la démocratie que l’on puisse lire diffé­rentes opinions pour se faire une image sur les questions politiques, sociales, culturelles et économiques qui se posent au niveau de la commune, du canton et de la Confédération. Si les citoyens ne consommaient plus, avant un référendum, que les gros titres et les images des affiches des partis politiques, alors ils ne seraient plus aptes à conserver notre système politique qui suppose un haut niveau de formation et de motivation. Mais c’est aussi pour la formation de l’esprit et de l’âme des êtres que la lecture constitue un des piliers fondamentaux, que rien ne peut remplacer.

C’est pourquoi, nous sommes, nous les adultes, les parents et enseignants, appelés à enthousiasmer nos enfants dès le plus jeune âge pour la lecture. Là où ce fondement est absent, il est urgemment nécessaire, même plus tard, quand les adolescents sont déjà plus âgés, de tout essayer afin qu’ils éprouvent le plaisir et l’intérêt de la lecture.
Mes élèves font un apprentissage professionnel de trois ans dans un métier simple au niveau technique. La formation pratique a lieu pendant quatre jours par semaine dans l’entreprise ou lors de cours hors de l’entreprise, les apprentis sont au centre de formation le cinquième jour. La journée scolaire comprend quatre heures de cours dans des matières traitant du métier, une heure de sport et trois heures de culture générale. Dans ce dernier domaine, la lecture appartient naturellement au programme scolaire, pourtant la lecture en classe d’un livre entier dépasse le cadre temporel limité. Toutefois, certains enseignants de culture générale prennent la liberté de lire un livre avec leurs classes.
Le semestre dernier, j’ai proposé à une classe en deuxième année d’apprentissage, de lire un livre en commun. Quelques élèves étaient d’abord sceptiques: Ils disaient prudemment «Seulement si c’est une histoire passionnante …». Ma proposition était de commencer avec la lecture et de les laisser pouvoir décider après trois journées scolaires s’ils voulaient ou non continuer. Tous étaient d’accord avec cela. La classe comprend 20 jeunes gens entre 17 et 20 ans et une seule jeunes filles. Les deux tiers des élèves parlent une langue étrangère et ceux qui ont le suisse allemand comme langue maternelle, ne maîtrisent qu’en partie la langue allemande.

Choix du livre – une entreprise pas aussi simple

Parmi les quatre ou cinq livres qui sont disponibles dans notre médiathèque pour toute une classe, j’ai choisi celui qui me paraissait pour ma classe, certes peu habituée à la lecture, mais intéressée et abordable au niveau humain, le plus approprié: «Das Projekt» (Le projet), un roman pour les jeunes écrit par Alice Gabathuler, une auteure suisse. Il s’agit d’un groupe de quatre élèves d’une classe d’un internat en collège, qui sont assemblés par le hasard et doivent préparer et réaliser un projet commun. Comme chacun d’entre-eux doit lutter contre de graves problèmes personnels complètement différents, et que pas un d’entre-eux ne veut avoir à faire avec les trois autres membres du groupe, il ne leur est d’abord pas possible de coopérer. Seulement peu à peu, ils se rapprochent et dans une situation de détresse extraordinaire, ils se développent en un vrai cercle d’amis.
Bien que j’aie eu quelques doutes en ce qui concerne le contenu de l’histoire et tout particulièrement le langage en partie trop vul­gaire, j’ai eu confiance dans le fait que nous arriverions à discuter de ces aspects. Finalement, les adolescents peuvent dans leur monde multimédiatique lire, entendre et voir toutes sortes de choses, et ont besoin en première ligne d’une instruction afin de pouvoir classer leurs impressions de manière sensée.
Alors, nous avons commencé à lire, chaque semaine environ 45 minutes en classe et en petites portions comme devoirs à la maison. Il s’est rapidement révélé que les élèves étaient très enthousiastes et il n’était plus question d’interrompre la lecture préalablement. De nombreuses discussions, courtes ou plus longues, sur les questions du contenu se sont formées de même que des sé­quences importantes sur la signification linguistique d’un mot ou sur le sens plus appronfondi d’une phrase.

Que nous a apporté la lecture en classe?

Après plusieurs mois, nous avons achevé notre lecture. Pour terminer, j’ai prié les élèves de s’exprimer par écrit sur les trois questions suivantes:
• Que m’a apporté la lecture en classe?
• Qu’est-ce qui m’a impressionné le plus dans le livre?
• La lecture m’aide-t-elle à améliorer mes connaissances linguistiques?
La résonance était extrêmement positive. Il faut remarquer ici que les élèves pouvaient eux-mêmes décider, s’ils voulaient mettre leur nom ou pas. Dans l’espoir d’enthousiamer d’autres enseignants de centres de formation professionnelle pour la lecture d’un livre avec leur classe, je redonne ci-dessous les nombreuses opinions:
«Lorsque nous avons commencé à lire à l’école, j’ai trouvé cela très captivant dès le début. Je pense que cela m’a apporté beaucoup à moi personnellement ainsi qu’à quelques autres.» «Pour la connaissance linguistique, cela aide aussi certainement: On peut apprendre des mots nouveaux et ainsi élargir son vocabulaire.» «Oui, cela m’a apporté beaucoup: C’était un livre captivant: C’était pour moi aussi un bon et nouvel exercice pour améliorer ma lecture et mon vocabu­laire.» «Je peux maintenant lire un peu plus lentement et ainsi écrire les mots comme je les ai lus.» «Ce qui m’aide le mieux, c’est quand quelqu’un lit à voix haute et les autres suivent la lecture, ainsi on peut corriger les fautes ensemble.» «Cela m’a avant tout aidé en lecture et en compréhension. Pour l’orthographe et la construction des phrases, j’ai appris aussi beaucoup.» «J’ai toujours su bien lire, mais avec le livre, je me suis amélioré, je l’ai remarqué aussi à d’autres endroits.» «J’ai appris de nouveaux mots et à les lire correctement.» «J’ai rafraîchi mon vocabulaire et appris de nouveaux mots.» «J’ai toujours été assez bon en lecture. Mais maintenant, je sais que la lecture d’un livre élargit le vocabulaire.» «Comme je suis étranger, cela m’a assez aidé de lire ce livre, bien que je n’aie pas tout compris.» «Comme j’ai l’allemand comme langue maternelle, je n’ai pas de gros problèmes avec la lecture. Cependant, je peux apprendre beaucoup: On peut élargir son vocabulaire grâce à la lecture, ce qui est assez utile pour plus tard. On apprend aussi les structures dans la formation des phrases, que l’on doit savoir. Pour cette raison, la lecture est toujours quelque chose de bien.»
«Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu un livre.»
«Je voulais même continuer à lire quand on avait terminé le livre.» «La lecture en classe m’a montré un nouveau côté de la lecture, j’ai vu comment un livre pouvait être captivant ainsi que les nombreuses surprises qu’il peut y avoir.» «La lecture m’a réellement aidé à retrouver de l’intérêt pour les livres. On a pu vraiment s’identifier avec les personnages et inventer une suite.» «Cela m’a encouragé à lire d’autres livres.» «Au début, je croyais que je ne lirais jamais un livre jusqu’à la fin. Mais j’ai remarqué combien cela pouvait être passionnant, interessant et beau. Cela m’a encouragé à lire davantage de livres.» «La lecture en classe m’a redonné le goût de la lec­ture, ce que je fais rarement. Si je lis, c’est tout au plus un magazine de hip-hop.
«J’ai trouvé irresponsable, de la part de l’enseignante dans l’histoire du livre, qu’elle ait tiré les groupes au sort et les ait abandonnés à eux-mêmes ensuite. Elle les a même laissés partir sans accompagnement.»
Lorsque nous avons discuté de ces questions en classe, il s’est révélé que la plupart des adolescents veulent une orientation et une instruction claires. Ils ont critiqué le fait que l’enseignante dans l’histoire ait abandonné les élèves à eux-mêmes et ne les ait pas soutenus. Dans quelques prises de position écrites, certains ont exprimé cette critique.
«Ce qui m’a plu, c’est que l’on a parlé en classe des choses qui étaient difficiles à comprendre. On a pu peut-être apprendre quelque chose qui pourra nous aider plus tard dans la vie.»
«J’ai trouvé le choix du livre bien pour notre classe, car il s’agissait d’adolescents de notre âge, qui rencontrent tout un tas de problèmes.» «J’ai trouvé la lecture en classe super, cela m’a procuré beaucoup de plaisir, car j’ai pu vraiment m’identifier. Avant tout, j’ai trouvé les discussions en classe sur les différents cha­pitres passionnantes. Ici, j’ai bien pu exprimer mon opinion.» «L’histoire est très profonde. J’ai pu comparer beaucoup de personnes du livre avec celles de ma classe. Cela m’intéresserait de savoir comment un tel projet finirait chez nous dans notre classe.» «Ce qui m’a le plus préoccupé c’est que les personnages du livre fréquentaient tous la même classe et ne savaient pourtant rien des autres.»
«Ce qui m’a préoccupé, c’est que l’on a remarqué seulement des années après, ce qui s’était passé avec Michael.» «Ce qui m’a le plus impressionné, c’est que la classe et les enseignants n’ont remarqué qu’après des années les problèmes familiaux graves que connaissait l’un d’entre-eux.» «Cela m’a impressionné, que le déroulement soit décrit de manière très parlante, si bien que l’on pouvait bien s’imaginer l’histoire.» «Ce que j’ai trouvé le plus impressionnant, c’est que Tina, Alex, Jessie et Michael, bien qu’ils soient tous des types humains différents, aient réussi avec le temps à se lier entre eux et à nouer une amitié. Ils ont vécu ensemble un temps dur, ce qui a soudé leur relation.» «Le fait que les élèves se sont bien entendus à la fin m’a impressionné le plus.» «Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le fait qu’à la fin les élèves se sont bien entendus.» «Cela m’a impressionné que les élèves aient réussi à la fin à devenir amis.» «La manière dont les quatres élèves ont abordé leurs problèmes et le fait qu’à la fin ils soient devenus solidaires m’a impressionné.»
Que veut-on de plus qu’une résonance aussi véritable et multiple? Prenons cela en main et lisons avec nos élèves!•

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 03:59

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Le pasteur Terry Jones, responsable du Dove World Outreach Center

Une église baptiste de Floride organise une « journée internationale pour brûler le Coran » à la date anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L'initiative, dénoncée par des associations musulmanes, est vue comme une manifestation de la hausse de l'islamophobie aux États-Unis.

L'église Dove World Outreach Center invite à brûler le 11 septembre prochain des exemplaires du Coran devant ses portes à Gainesville, à quelque 500 km au nord-ouest de Miami. Elle encourage d'autres centres religieux à en faire autant, pour se souvenir des victimes des attentats et combattre « le démon de l'islam ».

Selon le pasteur Terry Jones, qui organise cette manifestation, l'événement sert à montrer que l'islam et la charia ne sont pas les bienvenus aux États-Unis. Le pasteur a mentionné que son église a reçu des menaces de mort de groupes résistants.

Ramsey Kilic, porte-parole du Centre pour les relations islamo-américaines, déplore l'augmentation de l'islamophobie en Floride et dans le monde.


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Photo: Dove World Outreach Center

Le livre du pasteur Terry Jones

 

Pour soutenir l'action du pasteur Jones, un groupe s'est formé sur Facebook, sur lequel se sont déversés ces derniers jours des commentaires haineux et xénophobes entre partisans et opposants à l'initiative.

Sur sa page Internet, l'église animée par Terry Jones, auteur d'un livre intitulé « L'islam, c'est le diable »

 

Si avec ça vous n'êtes pas convaincu de ce climat nauséabond d'islamophobie genéralisé ,je ne sait pas ce qu'il vous faut !

Mes frères et soeurs ,on vous le dit simplement :

PREPARER VOUS AVANT DE FAIRE LA QUEUE DANS LES GARES DE TRAIN !

NOUS VIVONS CERTAINEMENT LA PERIODE DE FIN DES TEMPS MENTIONE A MAINTES REPRISES DANS LES HADITHS !

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 01:57

bacharpaixguerre--Custom---2-.jpgsyrialight.com - Bachar al-Assad, Président syrien, a déclaré que l’ombre de la paix réelle est en train de s’éloigner de la région, et les probabilités de la confrontation et de la guerre augmentent, faisant observer, que celui qui croit que la Syrie va négocier ses territoires occupés, se fait des illusions.


Dans un message adressé à la revue "l’armée du peuple", Bachar al-Assad a laissé entendre à l’adresse des forces armées syriennes, à l’occasion du 65ème anniversaire de la constitution de l’armée, "celui qui croit que la Syrie peut marchander sur ses constantes, se trompe, c’est qu’elle est intimement convaincue que le prix de la ténacité et de la résistance, quel qu’il soit, demeure de loin moins important que celui de la résignation et de la capitulation".

Le Président syrien a ajouté que "l’arbitraire n’est pas une preuve de force, même s’il a atteint un niveau sans précédent, mais révèle enlisement, trouble et vision brouillée".

Dans sa vision pour la paix, Bachar al-Assad a réitéré que "celle-ci requiert une restitution totale des territoires occupés en juin 1967". Et d’insister : "nous affirmons au monde entier que nous aspirons à une paix juste, en vue d’instaurer les fondements de sécurité et de stabilité dans cette région névralgique du monde. Notre condition à cela est le recouvrement de tous nos droits spoliés, conformément à la légalité internationale".

Bachar al-Assad a déclaré que "le principal attribut de la paix est la préservation de la dignité et de la souveraineté, en ne renonçant pas à un atome de territoire, ou à une goutte d’eau".
Il a encore relevé que "les droits des peuples leur appartiennent à eux seuls et ne deviennent pas caducs par l’ancienneté", affirmant que "la libération du Golan est un droit qui habite les Syriens, peuple, armée et direction, aux tréfonds de leur âme".

En 2008, quatre rounds de négociations indirectes ont eu lieu entre la Syrie et Israël par une médiation turque, en vue d’un règlement de la question du Golan, mais la Syrie a annoncé, par la voix de son Président, l’arrêt de ces pourparlers, pendant la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza.  

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bachar-al-assad-la-paix-seloigne-la-guerre-sapproche/id-menu-957.html http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bachar-al-assad-la-paix-seloigne-la-guerre-sapproche/id-menu-957.html

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 01:51

099772fb-72e6-405f-9d52-8a7c5053eb0f_top.jpgLe ministre israélien de la guerre Ehud Barak a exprimé sa préoccupation du fait de la nomination d'un nouveau chef des services secrets turcs, Hakan Fidan, qu'il a qualifié de "supporter de l'Iran", dans un discours diffusé dimanche par la radio militaire israélienne.
 
 
"La Turquie est un pays ami, un allié stratégique, mais la nomination ces dernières semaines d'un nouveau chef des services secrets turcs qui est un supporter de l'Iran nous inquiète", a précisé, fin juillet, Barak, lors d'une réunion interne du parti travailliste qu'il dirige.
 
Il a estimé à cette occasion que la nomination de ce responsable turc risque de permettre "aux Iraniens d'avoir accès à des informations secrètes".
 
Hakan Fidan a été nommé à la tête du MIT (Organisation nationale du renseignement, les services secrets turcs) le 27 mai.

 
 
Selon sa biographie officielle, M. Fidan, âgé de 42 ans, a dirigé l'Agence turque pour la coopération et le développement (TIKA), a servi comme sous-secrétaire aux Affaires étrangères auprès du Premier ministre et a représenté la Turquie auprès de l'AIEA (l'Agence internationale pour l'énergie atomique).
 
 
 
Selon la presse turque, ce dernier poste lui a permis d'avoir une position centrale pour observer les négociations sur le nucléaire iranien.
 
 
Les relations entre "Israël" et la Turquie, autrefois très proches, se sont dégradées ces dernières années tombant au plus bas après le raid d'"Israël" contre une flottille d'aide internationale pour à Gaza le 31 mai au cours duquel 9 Turcs sont tombés en martyre.
 
 
La Turquie a rappelé son ambassadeur, annulé des manoeuvres militaires communes, et exigé des excuses qu'"Israël" se refuse à lui présenter.

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     "La lutte politique qui aboutit à la victoire d'un candidat, avec, par exemple 51% de l'ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial, mais sous un déguisement démocratique. En effet, 49% des électeurs sont gouvernés par un système qu'ils n'ont pas choisi, et qui, au contraire, leur a été imposé. Et cela c'est la dictature. Cette lutte politique peut aussi aboutir à la victoire d'un appareil ne représentant que la minorité, notamment lorsque les voix des électeurs se répartissent sur un ensemble de candidats dont l'un obtient plus de voix que chacun des autres considéré à part. Mais si l'on additionnait les voix obtenues par les « battus », cela donnerait une large majorité. Malgré cela, c'est celui qui a le moins de voix qui est proclamé vainqueur, et son succès est considéré comme égal et démocratique ! Mais en réalité il s'instaure une dictature sous des apparences démocratiques. Voilà la vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel. Leur falsification de la vraie démocratie apparaît clairement: ce sont des régimes dictatoriaux."   Mouammar KADHAFI

. "La démocratie directe, quand elle est mise en pratique, est indiscutablement et incontestablement la méthode idéale de gouvernement. Comme une nation, quelle que soit sa population, ne peut être rassemblée pour discuter, étudier et décider de sa politique, les sociétés sont détournées de la démocratie directe, qui est demeurée une idée utopique éloignée de la réalité. Elle a été remplacée par de nombreuses théories de gouvernement, telles que les assemblées parlementaires, les coalitions de partis, les référendums. Toutes ont conduit à isoler le peuple de l'activité politique, à usurper sa souveraineté, et à confisquer son pouvoir au profit d' « appareils de gouvernement » successifs et en conflit, qu'ils soient individu, classe, secte, tribu, Parlement ou parti."  Mouammar KADHAFI

. "La propriété pourrait bien changer de mains, le résultat serait le même: le travailleur demeure un salarié tant qu'il n'a pas été rétabli dans son droit sur sa propre production, et que celle-ci continue à être détournée au profit de la "collectivité" ou de l'employeur.La solution finale à ce problème consiste à abolir le salariat, par la libération de l'homme de l'asservissement dans lequel celui-ci le maintient." (Mouammar KADHAFI)

. "LE LOGEMENT est une nécessité pour l'homme et sa famille. Il ne doit appartenir à personne d'autre qu'à lui. Un homme n'est pas libre quand il habite une maison louée. En matière de logement, la politique suivie par les Etats a consisté à réglementer la location en bloquant ou en augmentant les loyers. La seule solution radicale et définitive est l'accession à la propriété. Dans la société socialiste, nul ne peut être maître des besoins de l'homme. Personne ne peut dans cette société, bâtir un logement autre que pour lui-même et ses héritiers. La maison de l'individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer."  Mouammar KADHAFI

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