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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 01:37

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Discours donné en 1961 par Benjamin H. Freedman au nom d’un magazine de l’époque Common Sens à l’hôtel Willard de Washington DC.
Benjamin Freedman est né en 1890 de parents juifs. Il devint un homme d’affaire new-yorkais réputé au point d’être le principal propriétaire de la Woodbury Soap Company. Il rompit avec le sionisme international à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis a passé le restant de sa vie à exposer les faits de l’influence sioniste en Amérique ; dépensant pour cela plus de $ 2.5 millions de sa propre poche.

Mr Freedman ’’savait’’ dans le vrai sens du terme, ayant évolué dans les plus grandes sphère de l’état et de la politique. Il fut d’ailleurs très familier avec Bernard Baruch, Samuel Untermeyer, Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, Joseph Kennedy et John F. Kennedy, ainsi que de nombreux autres figures marquantes de son temps.



Cette conférence est communiquée à titre informatif, en complément des informations de Wikipédia.

Source : iamthewitness.com
MP3 : Intégralité du discours (en anglais)




2010-09-26-BenjaminFreedmanDISCOURS DE BENJAMIN FREEDMAN

Ici aux Etats Unis, les sionistes et leurs coreligionnaires exercent un contrôle total sur notre gouvernement. Du à de multiples raisons, trop complexes et trop nombreuses pour les aborder maintenant ; les sionistes et leurs coreligionnaires règnent sur les USA comme de vrais monarques. Vous pourriez penser que c’est une accusation somme toute gratuite.



ETE 1916 : LES ALLIES A GENOUX, L'ALLEMAGNE PROPOSE LA PAIX

Alors permettez moi de vous raconter ce qui c’est réellement passé tandis nous étions tous endormis. La première guerre mondiale survint durant l’été 1914. Il y a ici peu de gens de mon age qui se souviennent de cela. Cette guerre fut menée d’un coté par la Grande Bretagne, la France et la Russie, et de l’autre coté par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie. En l’espace de deux ans, l’Allemagne avait remportée la guerre

Non seulement l’avait remportée nominalement mais aussi réellement. Les sous marins allemands, qui furent une totale surprise pour le monde, avaient balayé tous les convois de l’Océan Atlantique. La Grande Bretagne se trouvait sans munitions pour ses soldats, avec une juste une seule semaine de ravitaillement, et après cela, c'était la famine. Au même moment l’armée française s’était mutinée. Ils avaient perdus 600 000 soldats à la fleur de l’age dans les batailles de défense de Verdun et de la Somme. L’armée russe avait déserté ; ils ne voulaient plus jouer à la guerre et avaient raccroché leur ‘jouet’ pour retourner à la maison ; d’ailleurs ils détestaient leur Tsar. Quant à l’armée italienne, elle s’était littéralement décomposée. Durant exactement la même période, pas un seul coup de feu n’avait encore été tiré en territoire allemand, pas un seul soldat ennemi n’avait encore franchi la frontière allemande.

Pourtant, l’Allemagne proposait un accord de paix. Ils offraient à l’Angleterre une paix négociée appelée par les juristes un ’’STATUS QUO ANTE BASIS ’’ signifiant, « cessons le combat et retournons aux conditions d’avant la guerre.»


 

L'ANGLETERRE ENVISAGE LA PAIX, INTERVENTION SIONISTE POUR IMPLIQUER LES USA

Durant l’été 1916, l’Angleterre considérait sérieusement cette proposition. Ils n’avaient d’ailleurs pas le choix. C’était soit accepter cette offre de paix noblement proposée par les allemands, soit aller vers une défaite certaine.

Tandis que cela ce discutait, les sionistes de l’Europe de l’Est rencontrèrent le British War Cabinet. Je vais être bref, car ceci est une longue histoire ; mais je détiens tous les documents prouvant mes déclarations. Ils dirent : « Ecoutez nous, vous pouvez encore remporter cette guerre….ne baissez pas les bras…vous n’êtes pas obligé d’accepter la proposition de paix faite par l’Allemagne. Vous pourriez gagner cette guerre si l’Amérique venait à vos cotés en tant qu’alliée. » Les USA étaient alors hors du conflit. Nous étions jeunes, nous étions innocents, nous étions puissants. Ils dirent à l’Angleterre : « Nous vous garantissons d’embarquer les USA contre l’Allemagne dans cette guerre, si vous nous promettiez la Palestine après la victoire ».

En d’autres termes ils firent ce pacte : « Nous nous chargeons de ramener les USA en tant qu’allié ; le prix à payer sera la Palestine, après bien sûr, la défaite de l’Allemagne, Autriche-Hongrie, et Turquie. » L’Angleterre avait autant de légitimité de promettre la Palestine à quiconque, qu’aurait les USA de promettre le Japon à l’Irlande pour quelque raison que ce soit. Il est absolument absurde que la Grande Bretagne, qui d’ailleurs n’a jamais eu aucun lien en quoi que ce soit ou même un intérêt quelconque, pas plus que de droit par rapport à ce qui est connu en tant que « Palestine » ; aurait à l’offrir comme part du gâteau pour payer les sionistes en service de leurs actions à faire combattre les USA contre l’Allemagne.

 
OCT. 1916 : LES SIONISTES FONT ENTRER LES USA EN GUERRE - DECLARATION BALFOUR

En Octobre 1916 cette promesse fut faite malgré tout. Peu de temps après cela, je ne sais pas combien de vous s’en souviennent, les USA qui était presque totalement ’’pro Allemand’’, soudainement entrait en guerre aux cotés des britanniques.

Je répète que les USA était quasiment pro Allemand ; parce que les journaux étaient tous contrôlés par des juifs, les banquiers étaient juifs, toute l’industrie des mass média et de l’information dans ce pays était sous contrôle juif. Et il s’avère que les juifs étaient pro Allemand. Parce que beaucoup d’entre eux étaient venus d’Allemagne, et ils ne rêvaient que d’une chose, voir les allemands faire abdiquer le Tsar. De tous temps les juifs n’ont jamais aimé le Tsar de Russie et ils ne voulaient pas le voir remporter la guerre. Ces banquiers juifs allemands, comme Kuhn&Loeb, et beaucoup d’autres banques américaines, simplement refusaient de financer la France ou l’Angleterre du moindre sou.
Par contre, ils versèrent des sommes colossales à l’Allemagne. Ils avaient choisi leur camp depuis le début de la guerre. Ils dirent : « tant que l’Angleterre et la France sont liés avec la Russie, ils n’encaisseront pas le moindre Dollar». Ils procurèrent à l’Allemagne des fonds monétaires pour défaire la Russie.

Donc, ces mêmes banquiers juifs réalisant la possibilité de décrocher la Palestine, se rendirent en Angleterre et firent ce pacte. A ce moment précis, tout changea, comme un feu rouge qui tournerait au vert. Quand bien même les journaux avaient été tous pro Allemand ; disant à l’opinion publique les difficultés qu’avaient l’Allemagne à combattre économiquement la Grande Bretagne et en d’autres secteurs. Soudainement les allemands devinrent mauvais, tout d’un coup ils étaient horribles, maintenant c’étaient des ‘‘Huns’’ qui se mettaient soit disant à tirer sur les ambulances de la croix rouge et découpaient les mains des enfants.

Peu de temps après cela, le président Wilson déclara la guerre à l’Allemagne. Les sionistes de Londres avaient alors envoyé un télégraphe aux USA à l’adresse du juge Brandeiss lui disant : « Occupez vous de Wilson, on a eu ce qu’on voulait de Londres. Débrouillez vous pour engager les USA dans le conflit». Voila comment les USA entrèrent dans la première guerre mondiale.

Nous n’y avions aucun intérêt, nous n’avions aucun droit d’être dans ce conflit, pas plus que d’être par exemple ce soir sur la Lune ou en tout autre lieu ailleurs que dans cette salle. Il n’y avait aucune raison pour que la première guerre mondiale soit notre guerre. On nous piégea et nous y emmena à notre insu ; on nous parachuta dans ce conflit, ou si je puis être vulgaire, on nous ’’aspira’’ dedans. Nous étions ‘‘le dindon de la farce’’, le pigeon d’une arnaque tendue par le sionisme international ; tout simplement pour qu’il puisse s’accaparer la Palestine.

Ceci est quelque chose dont le public américain n’a jamais entendu parler. Ils ne furent jamais informés de la cause de notre participation à la première guerre mondiale. Après avoir fait entrer l’Amérique dans le conflit, les sionistes s’en allèrent au British War Cabinet en Angleterre et tinrent à peu prés ce langage:«Voila que nous avons effectué notre part du marché, nous voudrions avoir quelque garantie écrite prouvant que vous honorerez à votre tour votre part du contrat et donc que vous nous céderez la Palestine ; bien entendu après votre victoire. »

A ce moment précis, personne ne pouvait dire si la guerre allait durer une année ou dix de plus. Donc ils imaginèrent une sorte de facture, un genre de récépissé qui avait la forme d’une lettre écrite en des termes vicieux la rendant mystérieuse et incompréhensible pour tout le monde. Cela a été appelé la ’’Déclaration Balfour’’. Cette fameuse déclaration Balfour dont on a écrit tellement à propos, était simplement la promesse anglaise faite aux sionistes pour l’accord que ces derniers avaient passé pour embarquer les USA dans le conflit. Cette grandiloquente déclaration Balfour dont vous entendez parler abondamment est aussi factice qu’un billet de banque du jeu de Monopoly. Pour essayer d’être plus explicite, c’est la base de toute la crise. Les USA se jetèrent tête baissée dans la première guerre mondiale et l’Allemagne fut écrasée ; bien sur, après cela vous savez ce qu’il advint. A la fin de la guerre les Allemands s’en allèrent pour signer l’armistice à Paris, à la fameuse conférence de paix de 1919 à Versailles.

Il y avait là cent dix neuf juifs représentant le sionisme international et à leur tête Bernard Baruch.

J’y étais à cette fameuse conférence de paix à Versailles. Je dois donc de le savoir.


1919 - LE TRAITE DE VERSAILLES, LA TRAHISON DES SIONISTES REVELEE AUX ALLEMANDS

Que s’y était il donc passé ?
Durant cette conférence où l’Allemagne fut découpée et l’Europe divisée pour les nations prétendant y avoir un droit sur le territoire. Les sioniste aussi réclamèrent leur part du gâteau en prétendant : « Ne nous aviez vous pas promis la Palestine ? » C’est alors qu’ils produisirent leur preuve, révélant pour la première fois la déclaration Balfour devant des yeux allemands ébahis.

C’est seulement à ce moment précis que les Allemands réalisèrent le genre de piège qu’il leur avait été tendu et la vraie cause de l’entrée des USA dans ce conflit. Ils comprirent alors l’étendue du coup qu’il leur a été asséné et la cause des terribles conséquences et des réparations de guerre qu’on leur affligea. Tous leurs malheurs venaient du fait que les sionistes voulaient la Palestine et étaient prêts à tout pour l’avoir.

Ceci nous mène directement à un autre point. Quand les allemands constatèrent les faits ; bien sûr ils s’en indignèrent. Il faut signaler qu’avant cet événement, les juifs ne s’étaient jamais sentis aussi libres qu’en Allemagne. Vous aviez Mr Rathenau qui était là bas peut être cent fois plus important en industrie et finance que Bernard Baruch ici. Vous aviez Mr Balin qui possédait les deux plus grandes lignes maritimes, la North German Lloyds et la Hamburg-American. Vous aviez Mr Bleichroder qui était le banquier de la dynastie impériale des Hohenzollern. Vous aviez les Warburg à Hambourg qui étaient des grandes banques du négoce, peut être les plus importantes au monde. Sans aucun doute on peut affirmer que les juifs se portaient comme un charme en Allemagne.



COMMENT AURIONS NOUS REAGI - LES ALLEMANDS TRAHIS PAR CEUX QU'ILS AVAIENT ACCUEILLIS

Les Allemands ne pouvaient pas digérer ce qu’il leur avait été fait et prirent cet accord secret comme une parfaite trahison. Cette trahison pourrait être comparée à une hypothétique situation ;  imaginons que les USA soient en guerre contre la Russie. Et nous gagnons. Mais nous proposons à la Russie de tout laisser tomber et lui offrons une paix sur un plateau d’argent qu’elle ne pourrait refuser. Mais soudainement, la Chine populaire surgit dans la guerre aux cotés de la Russie. Et cette intervention chinoise provoque notre défaite. Une défaite cuisante, avec de lourdes réparations de guerre qu’aucune imagination humaine ne pourrait accepter. Imaginez qu’après cette défaite, on découvre que les chinois de notre propre pays, nos propre concitoyens en qui nous avions toute confiance et que nous avions cru loyaux à notre cause, non seulement nous avaient vendus à la Russie, mais par-dessus le marché étaient responsables de l’intervention chinoise contre nous.
Que ressentirions nous aux USA à l’égard des chinois ?
Je ne pense pas qu’aucun d’entre eux n'aurait le courage de se montrer en public. Il n’y aurait pas assez de réverbère pour les y accrocher. Imaginez notre réaction. Voila ce que ressentirent les Allemands pour les juifs ; eux qui ont été si généreux avec les juifs depuis 1905, date qui vit la première révolution communiste en Russie tourner au désastre quand les juifs ont du fuir de Russie pour trouver refuge en Allemagne où ils trouvèrent l’hospitalité et furent traités avec clémence. Et voila qu’ils vendent l’Allemagne dans une combine pour aucune autre raison que s'accaparer la Palestine en tant que soi disant ‘‘foyer juif’’.

Nahum Sokolow, ainsi que tous les grands noms et grandes figures que vous entendez s'exprimer au sujet du sionisme aujourd’hui [NDLR: en 1961], ont en 1919, 1920, 1921, 1922 et 1923 écrit en inondant la presse de déclarations concernant le fait que la réaction allemande contre les juifs était due au fait qu’ils réalisèrent que leur défaite cuisante fut causée par l’initiative sioniste de l’entrée américaine dans la guerre.
Les juifs eux même le reconnaissaient.



LES VERITABLES RAISONS DE LA PREMIERE GUERRE CONTRE L'ALLEMAGNE

Et n'allez pas croire qu’en 1919, les allemands découvrirent soudainement qu’un verre de sang juif avait meilleur goût qu’un Coca Cola ou qu’une bière munichoise. En aucun cas il ne s’agissait d’un sentiment religieux. Tout était politique et économique. C’était tout, sauf religieux !
Personne ne se souciait en Allemagne si un juif rentrant chez lui irait réciter le « Shema Ysroel » ou bien le « Notre père ». Personne ne s’en souciait en Allemagne pas plus qu’en Amérique. Le sentiment qui s’était développé après la guerre en Allemagne se résumait en une seule et simple chose, les Allemands rendaient les juifs totalement responsables pour leur défaite cuisante.

La première guerre mondiale avait été déclenchée contre l’Allemagne sans aucune raison.

Elle n’était coupable d’absolument aucune faute ; sauf à être excellente. Ils bâtirent une grande marine, ils établirent un commerce mondial. Vous devez vous rappeler que l’Allemagne au temps de la révolution française consistait en plus de trois cents petites villes-etats, principautés, duchés, et ainsi de suite. Trois cents petites entités politiques éparpillées. Et entre le temps de Napoléon et Bismarck, ils s’étaient consolidés en un seul Etat ; ceci en l’espace de cinquante ans. Ils devinrent une des plus grandes puissances mondiales ; leur marine rivalisait avec la Grande Bretagne, ils commerçaient tout autour du monde ; étant en mesure de surclasser n'importe qui et avec une plus grande qualité dans la production.
Que c’est t-il donc réellement passé ?
Il eut une conspiration entre la Grande Bretagne, la France et la Russie, pour liquider l’Allemagne. Il n’y a pas un historien au monde qui pourrait trouver une raison expliquant pourquoi ces trois pays décidèrent subitement de rayer l’Allemagne de la carte politique.



LE POIDS DE LA TRAHISON ET LE DANGER COMMUNISTE EN ALLEMAGNE JUSQU'EN 1933

Donc, quand après l’armistice, l’Allemagne réalisa que les juifs étaient bel et bien responsables de sa défaite, évidement ils ne purent digérer ce coup de couteau dans le dos. Cela va de soit qu’ils eurent cette trahison accrochée en travers de la gorge ; comme tout sentiment résultant d’une trahison est difficilement explicable et tout aussi contrôlable.

Toutefois, aucun juif n’avait été agressé et pas le moindre cheveu de juif n’avait été touché. Dans le livre du Professeur Tansill de l’université de Georgetown qui avait libre accès à tous les documents secrets du département d’Etat américain ; et citant des documents du département d’état écrits par Hugo Schoenfelt, un juif envoyé par Cardell Hull en Allemagne en 1933, afin d’enquêter sur l’existence des soi disants camps de prisonniers politiques ; qui en fin de compte les trouva en parfaite santé. Ils se portaient très bien et d’ailleurs étaient très bien traités. Ces camps étaient remplis de communistes, dont la grande majorité s’avérait être constituée de juifs. Tout simplement du fait qu’en cette période, pas seulement en Allemagne mais dans toute l’Europe, les communistes se trouvaient être composés à 98 pourcent de juifs. Evidemment il y avait aussi quelques prêtres, ecclésiastiques, chefs syndicalistes, francs-maçons et d’autres affiliations internationales.

Un petit rappel historique serait de rigueur. Entre 1918 et 1919, les communistes prirent contrôle de la Bavière durant un courte période quand même. Rosa Luxembourg avec Karl Liebknecht à la tête d’un groupe d’autres juifs, gouvernèrent trois jours. En fait, à la fin de la guerre, le Kaiser s’était enfui en Hollande, tout simplement parce qu’il craignait que les communistes s’emparent de l’Allemagne comme ils l’avaient fait en Russie et qu'il lui serait réservé le même sort que celui fait au Tsar. Il prit donc la fuite par mesure de sécurité.

Après que la menace communiste eut été balayée du sol allemand, les juifs étaient encore très actifs, essayant de recouvrer leur statut. Les allemands les combattirent en une lutte générale ; sans pour autant que ce soit physique où eurent touché un seul de leur cheveu. Ils les combattirent comme ici en Amérique, les lois prohibitionnistes avaient combattu les trafiquants d’alcool. Le combat était donc sans utilisation d’arme à feu, mais plutôt civil. Il en était de même pour le combat entre les allemands et les juifs.

Rappelons quand même, qu’en ce temps là il y avait autour de 90 millions d’allemands pour seulement 460 000 juifs, qui représentaient donc à peu prés un demi pourcent de la population allemande. N’empêche qu’il contrôlaient toute la presse et la presque totalité de l’économie. Car étant venus en Allemagne après la guerre avec beaucoup d’argent, d’autant plus que la dévaluation drastique du Mark leur permit de tout acheter pour une bouchée de pain. Les juifs essayèrent de dissimuler ce fait. Ils ne souhaitaient évidemment pas que le monde sache qu’ils avaient trahi l’Allemagne et implicitement récoltèrent sa rancoeur. En toute logique de réflexivité, des mesures appropriées et conséquentes ont été prises par les allemands contre ceux qui les avaient vendus. En d’autre terme, ils les discriminèrent, évitèrent, identiquement comme nous discriminerions, éviterions, les chinois, les catholiques ou quiconque dans ce pays qui nous auraient vendu à l’ennemi et aurait ainsi causé notre défaite.



CONFERENCE D'AMSTERDAM 1933 : LES SIONISTES EXIGENT LA SOUMISSION DE L'ALLEMAGNE

En juillet 1933, une conférence du sionisme international fut organisée à Amsterdam. Les juifs du monde entier y participèrent. Ils s’adressèrent à l’Allemagne en des termes impératifs ; à savoir qu’ils -les sionistes- les sommaient de limoger Hitler et de faire réintégrer tout les juifs dans leur fonction, eussent ils été communistes ou non. En aucun cas les sionistes ne permettraient aux allemands de les traiter de la sorte ; et en toute chose qu’il fallait considérer cet avertissement comme un ultimatum. On imagine aisément ce que fut la réponse des allemands. Mais c’est la réaction juive qui allait être des plus étonnantes.


L'ALLEMAGNE REFUSE - LES SIONISTES LANCENT UN BOYCOTT ABJECT

En 1933, quand l’Allemagne refusa de se plier aux exigences sionistes à la conférence d’Amsterdam qui se clôturera sans avoir entamé la résilience allemande. Le président de cette conférence et chef de la délégation américaine était Samuel Untermeyer, qui la quitta aussitôt pour aller aux USA et directement du bateau monta aux studios de la CBS (Columbia Broadcasting System) et donna un discours transmis sur tout le territoire américain.

Dans lequel il dit : « le sionisme international maintenant appelle à la guerre sainte contre l’Allemagne. Nous sommes maintenant engagés dans une bataille sacrée contre les allemands. Nous allons les forcer à se rendre. Nous allons exercer un boycott international contre eux qui les détruira du fait qu’ils dépendent exclusivement de leurs exportations. »

Et c’est un fait que deux tiers 2/3 des besoins alimentaire allemands doivent être importés. Cela peut être obtenu qu’avec le produit de la vente de leur exportation. Donc si l’Allemagne n’exporte pas ; 2/3 de la population allemande mourrait de faim. Il n’y a simplement pas assez de nourriture pour plus de 1/3 de la population.

Donc, cette déclaration, que j’ai devant moi, publiée le 7 Aout 1933 dans le New York Times, faite par Mr Samuel Untermeyer qui n’avait pas froid aux yeux quand il a dit: « ce boycott économique est notre moyen d’auto défense ; le président Roosevelt l’a soutenu dans le programme de l’administration de reprise nationale. » Que certain d’entre vous s’en souviennent peut être ; où quiconque ne respectait pas les lois du New Deal se verrait boycotté. Lois qui furent déclarées inconstitutionnelles par la cour suprême américaine en ce temps là.

Toutefois, les juifs de par le monde déclarèrent un boycott contre l’Allemagne qui fut tellement efficace qu’on ne pouvait plus trouver en magasin un produit portant ’’ MADE IN GERMANY’’. A ce sujet, un représentant de la Woolworth Company me rapporta qu’ils avaient du jeter des millions de Dollar en vaisselle dans la rivière ; parce que leurs magasins auraient été boycottés si quiconque avait trouvé des assiettes portant la mention ’’ MADE IN GERMANY’’. Ils auraient tout simplement subi des manifestations avec des slogans « Hitler assassin » et ainsi de suite ; identiquement à ces sit-in qui se sont déroulés dans le sud. A un magasin appartenant à R.H Macy, sous contrôle d’une famille dénommée Strauss qui aussi s’avère être juif ; une dame trouva des bas de chez Chemnitz portant le ticket ’’ MADE IN GERMANY’’ ; et bien, c’était des bas de coton qui devaient avoir été stockés là depuis plus de vingt ans. Cela faisait un bout de temps que j’observais les jambes des dames, mais il y avait belle lurette que je n’en avais vu portant des bas de coton. On vit donc les magasins Macy’s boycottés, et où des centaines de gens manifestaient avec des banderoles portant les termes « Hitlériens » ou «assassin».

Alors que jusqu’ici pas le moindre cheveu d’un quelconque juif n’avait été atteint dans toute l’Allemagne. Ils n’encouraient aucune souffrance, aucune famine, aucune agression, il n’y avait absolument rien. Naturellement les allemands s’étonnèrent ; qui étaient donc ces gens qui non seulement les soumettaient à un boycott mais en plus jetaient tous leurs salariés au chômage ; bloquant leur économie et mettant à genoux leur commerce. Ils s’en offusquèrent, c’était un total désarroi. Evidemment ils dessinèrent des swastikas (croix gammée) sur les murs des magasins juifs. Pourquoi diable un allemand irait donner son argent à un commerçant faisant partie d’un blocus international poussant l’Allemagne à la famine ; la forçant à se plier aux exigences du sionisme qui voulait lui dicter quel chancelier elle devrait choisir. C’était tout simplement ridicule.


PARIS 1938 - UN JUIF POLONAIS TUE UN DIPLOMATE ALLEMAND DE SANG FROID

Le boycott dura un certain temps ; mais en 1938, quand un jeune juif polonais fit irruption dans l’ambassade allemande à Paris pour tirer sur un diplomate allemand, le tuant de sang froid. Cet assassinat envenima les choses. Les allemands devinrent alors réellement durs avec les juifs et on vit donc en Allemagne des conflits entre juifs et allemands où des magasins juifs furent attaqués. A présent on doit faire le point ; personnellement je déteste utiliser le terme « anti-sémite » car ce terme est complètement dénué et dénudé de sens à mes yeux ; toutefois il représente quelque chose pour vous, donc je dois de l’utiliser. La seule raison expliquant le sentiment allemand à l’encontre des juifs est le fait qu’il étaient responsables pour la première guerre mondiale, ainsi que pour le boycott international.
Automatiquement ils étaient responsables pour la deuxième guerre mondiale ; et parce que cela devenait apparent, il fut nécessaire que les juifs et les allemands s’engagent vers une issue menant directement à une sorte de confrontation qui inéluctablement verrait la désignation d’un seul vainqueur. Entre temps je vivais en Allemagne et je savais que les allemands avaient décidé que l’Europe resterait soit chrétienne, soit allait devenir communiste et pas une tierce option. Les allemand décidèrent qu’ils feraient leur possible pour la garder chrétienne. Ils commencèrent donc un nouveau programme de réarmement.


L'URSS, LE COMMUNISME, LES USA, LA PALESTINE...


En Novembre 1933, les américains reconnurent officiellement l’Union Soviétique qui commençait à devenir très puissante. L’Allemagne logiquement effrayée se réarma, appréhendant une éventuelle confrontation avec l’URSS ; pensant qu’elle aussi allait tomber dans le communisme. Identiquement à l’appréhension qu’aujourd’hui nous ressentons dans ce pays et qui nous fait maintenir un programme de défense de peur de devenir victime du communisme. Notre gouvernement dépense autour de $84 milliards en matière de défense.

Mais défense contre qui ?
Contre quelque 4 000 juifs de Moscou qui contrôlent la Russie et donc, dans leur logique déviationniste ont un contrôle sur plusieurs autres pays du monde. Si ce pays se dirige vers une troisième guerre mondiale, il faut savoir que personne n’en ressortira indemne ; et c’est une idée qui défie tout imagination.Je sais que la bombe nucléaire est mesurée en Mégatonne. Un Mégatonne est l'unité qui définit un Million de tonne de TNT. Nos bombes nucléaires actuelles ont des capacités de 10 Mégatonnes ou 10 Millions de tonnes de TNT; ceci quand ils ont été conçues initialement. Maintenant les bombes nucléaires ont une capacité de 200 Mégatonnes. Et Dieu seul sait quelles capacités possèdent les bombes soviétiques.

Dés lors à quoi sommes nous confrontés ? Si nous déclenchions une guerre mondiale qui risquerait de se développer en une guerre nucléaire, l’humanité n’y survivrait pas. Une telle guerre aurait elle la possibilité de voir le jour ? Cela aura lieu, car le rideau se lèvera pour le troisième acte. Le premier acte fut la première guerre mondiale ; le deuxième acte étant la deuxième guerre mondiale. Le ’’crescendo’’ va se jouer dans le troisième acte, en d’autre terme la troisième guerre mondiale. Le sionisme international et leurs coreligionnaires de par le monde sont déterminés à utiliser les USA une fois de plus afin de garder la Palestine en tant que tremplin de leur domination du monde. Cela est aussi vrai que je suis ici debout. N’étant nullement le seul à l’avoir lu ; mais nombreux ici parmi vous, ceux qui le savent aussi et cela est connu à travers le monde.



LE TRAVAIL DE SAPE SIONISTE AUPRES DU PDT WILSON, LES TAXES, LA RESERVE FEDERALE

Qu’allons nous donc faire ? La vie que vous sauveriez sera peut être celle de votre propre enfant ; votre fils est peut être sur le chemin de la guerre ce soir et vous ne le savez pas. Comme d’ailleurs vous ne saviez pas qu’en 1916 à Londres, les sionistes firent un pacte avec le British War Cabinet, afin d’envoyer vos fils combattre en Europe. Le saviez vous alors ? Personne aux USA ne le savait. Il ne vous était pas autorisé de le savoir. Qui le savait ? Le président Wilson le savait, ainsi que le colonel House. Quelques autres hauts placés étaient au courant. Est-ce que je le savais ? J’avais une idée assez précise sur ce qui ce tramait. J’étais ’’attaché’’ à Henry Morgenthau Sr, durant la campagne présidentielle de 1912 qui vit l’élection du président Woodrow Wilson. Les informations circulaient dans les bureaux. J’étais à la fois, bras droit de H.Morgenthau Sr, président du comité de finance et aussi ’’attaché’’ entre lui et Rollo Wells, le trésorier. Je fus assis dans toutes les réunions dirigées par le président Wilson siégeant en bout de table ; ainsi que tous les autres.

Et je les entendais rabattre les oreilles du président Wilson avec ce qui allait s’appeler la taxe sur le revenu, ainsi que ce qui devait devenir les Réserves Fédérales, en passant par l’endoctrinement sur le mouvement sioniste. Le juge Brandeiss et le président Wilson étaient aussi proches que les deux doigts de ma main. Le Président Wilson n’était juste qu’un incompétent quand il fallait déterminer une situation et se faisait diriger comme un enfant. C‘est de cette façon qu’ils nous embarquèrent dans la première guerre mondiale. Alors que nous étions dans un profond sommeil, ils envoyèrent nos enfants là bas pour se faire massacrer. Dans quel but ? Pour que les juifs puissent avoir la Palestine comme colonie. Ils vous ont tellement roulé dans la farine que vous ne savez plus où vous en êtes. Comme l’exemple d’un juge s’adressant au jury dirait : « Messieurs, si jamais un témoin est prouvé avoir menti, alors veuillez rejeter tout son témoignage. » Je ne sais pas de quel Etat vous venez, mais dans l’Etat de New York c’est comme cela que ça se passe. Si un témoin dit un seul mensonge ; alors tout son témoignage sera rejeté.



LES KHAZARS ET L'INVENTION DU PEUPLE JUIF

Quels sont les faits au sujet des juifs ?
Je les appelle juifs juste pour vous ; car ils vous sont connus comme juifs. Mais je ne les appelle pas juifs moi même ; je m’en réfère en tant que ’’soi disant ’’ juif. Tout simplement parce que je sais qui ils sont réellement. Les juifs d’Europe de l’Est -composant 92 pourcent de l’entière population s’auto désignant ’’juif’’ sont à l’origine ’’Khazar’’. C’était une tribu belliqueuse vivant aux confins du territoire asiatique. Un peuple si hostile que même les asiatiques les chassèrent hors d’Asie vers l’Europe de l’Est. Là, ils établirent un grand royaume Khazar de plus de 1 300 000 kilomètre carré.

En ce temps là, la Russie n’existait même pas ; pas plus d’ailleurs que la plus part des pays d’Europe. Le royaume Khazar était le plus grand pays d’Europe ; si grand et si puissant que les autres monarchies voulant entreprendre une guerre s’appuyaient sur les Khazars qui pouvaient leurs louer une armée de soldats. C’est vous dire combien ils étaient puissants. Ils étaient païens et exerçaient le culte Phallique ; ce qui est immonde et répugnant et de ce fait je ne voudrais plus m’avancer sur ce sujet maintenant. Mais c’était bel et bien leur religion, ainsi qu’elle fut la religion d’autres païens et barbares en ce temps là.

Le roi des Khazars devint tellement dégoûté de la dégénérescence de son royaume qu’il se résolut à adopter une soi disant confession monothéiste. Entre la Chrétienté, l’Islam, ou ce qui est connu sous le nom de Judaïsme qui en est vérité est le ’’ Talmudisme’’. En choisissant par pur hasard le choix du roi se porta sur ce qui est communément appelé le Judaïsme qui advint la religion d’Etat. Il envoya donc des gens étudier aux écoles talmudiques de Pumbedita et Sura et fit ramener des milliers de Rabbins, ouvrit des synagogues et des écoles et son peuple devint ce qu’on appelle maintenant ’’juif’’.

Mais il n’y avait parmi eux aucun qui n’eut jamais mis le pied en terre sainte. Il n’y avait parmi ce peuple aucun dont l’ancêtre appartenait à l’histoire du vieux testament. Absolument pas un. Et il ont l’audace de s’adresser aux chrétiens et de leur demander de supporter une invasion armée en Palestine en prétendant : ’’Vous voulez aider à rapatrier le peuple élu de Dieu vers leur terre promise, leur foyer ancestral, n’est ce pas ? C’est votre devoir de chrétien. Nous vous avons donné un de nos enfants comme votre Dieu et Seigneur ; vous allez à l’église tous les Dimanches et vous vous agenouillez pour adorer un juif et nous sommes juifs’’.

Alors que ce ne sont que des païens convertis au Judaïsme ; comme les irlandais se convertirent au christianisme. Il est juste ridicule de les appeler ’’peuple de terre sainte’’ ; comme il serait tout aussi stupide d’appeler les quelques 54 millions de chinois musulmans, des ’’Arabes’’. Mahomet mourut en 632 et depuis ce temps donc, plus de 54 millions de chinois à présent ont acceptés l’Islam comme foi. Maintenant imaginez que ces plus de 54 millions de musulmans de Chine soudainement décident de s’autoproclamer ‘‘Arabe’’ ; vous diriez qu’ils sont lunatiques. Quiconque penserait que ces 54 millions de chinois sont arabes, ne pourrait être que simplement dérangé. Parce que tout simplement ils n’ont fait qu’adopter la foi qui prend origine à la Mecque en Arabie. Tout comme l’avaient fait les irlandais quand ils devinrent chrétiens ; personne ne les avait jetés à l’océan ou bien avait importé une nouvelle espèce d’habitant. Ils ne devinrent en aucune façon un peuple différent. Mais seulement le même peuple ayant accepté le christianisme comme confession.

Ces Khazars donc, ces païens, ces asiatiques, ces turcos finnois étaient une race à la base mongoloïde qui fut chassés d’Asie vers l’Europe de l’Est. Après que leur monarque épousa la confession judaïque, ils n’avaient plus de décision en la matière et durent se soumettre à la même foi. Comme en Espagne, si le roi était catholique alors tout le monde devait l’être ; sinon il fallait quitter le territoire espagnol. Voila comment les Khazars devinrent ce qu’on appelle aujourd’hui ’’juif ’’. Maintenant imaginez combien cela est ridicule pour les grandes nations chrétiennes du monde d’affirmer : « Nous nous engageons à utiliser notre pouvoir et notre prestige afin de rapatrier le peuple élu de Dieu vers leur terre promise, leur ancestral foyer. »



LE CONTROLE DE LA PRESSE, DES MEDIAS, DU CLERGE, DE L'ETAT...

Peut-il y avoir un plus grand mensonge que celui là ? Tout simplement parce que contrôlant les journaux, les magazines, la radio, la télévision, l’imprimerie du livre, et surtout parce qu’ils dictent le prêche du clergé ainsi que le discours politique, qui d’ailleurs ont le même langage. Ce n’est donc pas étonnant que l’on croie ce genre de mensonge. Pareillement vous croiriez que le blanc est noir si vous l’entendiez assez souvent ; vous ne pourriez plus appeler noir, le noir ; vous accepteriez d’appeler le noir, blanc. Et personne ne pourrait vous le reprocher. Ceci est un des plus grands mensonges que l’histoire ait jamais connu. C’est la base de la misère qui dévore le monde.


LE JOUR DU GRAND PARDON

Savez vous ce que font les juifs le jour du "grand pardon" que vous croyez si sacré pour eux. Je fus un des leur. Ce ne sont en aucun cas des ragots que l’on m’aurait rapportés ; je ne suis pas venu ici afin de raconter des histoires, ou bien pour propager une rumeur ; je suis ici dans un seul but de vous exposer des faits. Quand le jour du grand pardon arrive ; vous entrez dans une synagogue, puis vous vous tenez debout pour la toute première prière qu’on récite. C’est la seule prière faite dans une position debout ; et vous répétez trois fois une courte prière appelée ’’Kol Nidre’’.

Dans cette prière vous liez un pacte avec Dieu tout puissant ; où, quelque soit le serment, l’agrément, ou bien l’accord qui se ferait dans les douze mois à venir, il se verrait être nul, sans effet, caduc, et ne sera en aucune condition honoré. Le serment n’a pas lieu d’être respecté ; l’accord ne sera pas suivi ; la parole donnée ne sera en aucune mesure tenue. Tout engagement n’aura ni effet ni force. Par ailleurs le Talmud stipule que, quelque soit la parole d’honneur donnée, ou bien l’accord entreprit, on doit de se rappeler le ’’Kol Nidre’’ ; prière récitée le jour du grand pardon. Ainsi, automatiquement celui qui la récite se verra totalement absout de toute conséquence et sera de ce fait déchargé de toute obligation de respecter sa parole. Donc, comment voulez vous dépendre de leur loyauté ; apparemment comme y dépendirent le peuple allemand en 1916. Nous récolterions les mêmes fruits empoisonnés, nous souffririons des mêmes vicissitudes que souffrirent les allemands, et pour les mêmes raisons.

Source : iamthewitness.com
MP3 : Intégralité du discours (en anglais)

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:43

par Wayne Madsen

Le journaliste d’investigation Wayne Madsen a compilé plusieurs archives de la CIA établissant les liens entre l’Agence et des institutions et des personnes ayant eu des relations étroites avec Barack Obama, ses parents, sa grand-mère et son beau-père. La première partie de son dossier souligne l’implication de Barack Obama senior dans les actions menées par la CIA au Kenya. Ces opérations visaient à contrer la montée du communisme sous influence sino-soviétique dans les cercles étudiants ; au-delà, elles avaient également pour objectif de faire obstruction à l’émergence de leaders africains non-alignés.

 

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De 1983 à 1984, Barack Obama exerça en tant qu’analyste financier au sein de la Business International Corporation, connue comme société écran de la CIA.

Business International Corporation, la société écran de la CIA dans laquelle exerçait le futur président des États-Unis, organisait des conférences réunissant les dirigeants les plus puissants et employait des journalistes comme agents à l’étranger. Le travail qu’y a mené Barack Obama à partir de 1983 concorde avec les missions d’espionnage au profit de la CIA qu’a remplies sa mère, Stanley Ann Dunham dans les années 1960, après le coup d’État en Indonésie, pour le compte d’autres sociétés écrans de la CIA, dont l’East-West Center de l’Université de Hawaii, l’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, USAID) et la Fondation Ford . Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, le beau-père d’Obama, à l’East-West Center en 1965. Soetoro fut rappelé en Indonésie en 1965 en tant qu’officier de haut rang afin d’assister le général Suharto et la CIA dans le sanglant renversement du président Sukarno 

Barack Obama senior rencontra Dunham en 1959 lors de cours de russe à l’Université de Hawaii. Il figurait parmi les heureux élus d’un convoyage aérien entre l’Afrique de l’Est et les États-Unis pour faire entrer 280 étudiants dans diverses institutions universitaires états-uniennes. Selon un rapport de l’agence Reuters de Londres du 12 septembre 1960, cette opération bénéficiait simplement d’une « aide  » de la seule Fondation Joseph P. Kennedy. Elle visait à entraîner et endoctriner de futurs agents d’influence en Afrique, un continent alors en passe de devenir le terrain de la lutte de pouvoir entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine pour peser sur les régimes des pays nouvellement indépendants ou sur le point de le devenir.

Lors du choix des étudiants expatriés, Masinda Muliro, le vice-président de l’Union démocratique africaine du Kenya (Kenyan African Democratic Union, KADU), avait dénoncé les préférences tribales favorisant la majorité ethnique des Kukuyus et du groupe minoritaire des Luo. Ce favoritisme privilégiait les sympathisants de l’Union nationale africaine du Kenya (Kenyan African National Union, KANU), dirigée par Tom Mboya, au passé nationaliste et syndicaliste. C’est Mboya qui choisit d’envoyer Barack Obama senior étudier à l’Université de Hawaii. Obama senior, alors marié, père d’un enfant et en attente d’un deuxième enfant au Kenya, épousa Dunham sur l’île de Maui le 2 février 1961. Dunham était enceinte de Barack Obama depuis trois mois au moment de son union avec Obama senior. Celui-ci devint le premier étudiant africain à intégrer une université états-unienne.

Toujours selon Reuters, Muliro aurait également déclaré vouloir envoyer une délégation aux États-Unis pour enquêter sur les étudiants kenyans ayant reçu des « présents » de la part des États-Uniens et pour « s’assurer que les cadeaux faits aux étudiants à l’avenir [soient] gérés par des personnes sincèrement soucieuses du développement du Kenya. »

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La CIA habría reclutado a Tom Mboya en el marco de un programa llamado « liberación selectiva », programa que fue generosamente financiado con el objetivo de aislar al presidente Kenyatta, el fundador de la República de Kenia, considerado por la agencia de inteligencia estadounidense como siendo una persona « que no se puede confiar ».

Mboya reçut à l’époque une subvention de 100 000 dollars de la part de la Fondation Joseph P. Kennedy, dans le cadre du programme d’invitation d’étudiants africains, après avoir refusé la même offre de la part du Département d’État. À l’évidence, Mboya s’inquiétait des soupçons qu’aurait éveillés une assistance états-unienne directe chez les politiques kenyans procommunistes, déjà suspicieux de ses liens avec la CIA. Le programme fut financé par la Fondation Joseph P. Kennedy et par la Fondation des étudiants afro-américains. Obama senior ne faisait pas partie du premier groupe acheminé par avion aux États-Unis mais de l’un des suivants. Ce programme d’aide aux étudiants africains, organisé par Mboya en 1959, incluait des étudiants originaires du Kenya, de l’Ouganda, du Tanganyika, de Zanzibar, de la Rhodésie du Sud et du Nord et au Nyassaland (l’actuel Malawi).

Reuters rapporte également que Muliro accusait le favoritisme présidant à la sélection des bénéficiaires de l’aide états-unienne « de perturber et d’aigrir les autres étudiants africains. » Muliro affirmait que « l’avantage était donné aux tribus majoritaires [les Kikuyus et les Luo] et que de nombreux étudiants sélectionnés par les États-Unis avaient échoué aux examens d’admission alors que d’autres étudiants non-sélectionnés faisaient état de meilleures recommandations. »

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Tout juste dépêché à Hawaii par la CIA, Barack Obama senior (portant des leis hawaiiens, les colliers de fleurs traditionnels) pose en compagnie de Stanley Dunham (à la gauche d’Obama senior), le grand-père maternel du Président Barack Obama.

Obama senior était l’ami de Mboya et originaire de la tribu des Luo. Après l’assassinat de Mboya en 1969, Obama senior témoigna au procès du meurtrier présumé. Obama senior affirma avoir été la cible d’une tentative de meurtre en pleine rue après sa comparution au tribunal.

Obama senior quitta Hawaii pour Harvard en 1962 et divorça de Dunham en 1964. Il épousa une étudiante de Harvard, Ruth Niedensand, une Etats-unienne juive, avec qui il retourna au Kenya et eut deux enfants. Leur union se termina également par un divorce. Obama senior travailla au ministère des Finances et au ministère des Transports kenyans ainsi qu’au sein d’une compagnie pétrolière. Obama senior se tua dans un accident de voiture en 1982 ; les principaux hommes politiques kenyans assistèrent à ses funérailles, dont Robert Ouko, qui deviendra ministre des Transports et sera assassiné en 1990.

Les documents de la CIA indiquent que Mboya était un important agent d’influence pour le compte de la CIA, non seulement au Kenya mais dans toute l’Afrique. D’après un rapport hebdomadaire secret de la CIA (CIA Current Intelligence Weekly Summary) en date du 19 novembre 1959, Mboya était chargé de surveiller les extrémistes lors de la deuxième Conférence panafricaine de Tunis (All-Africa People’s Conference, AAPC). Le document rapporte que « de sérieuses frictions [s’étaient] développées entre le Premier ministre du Ghana, Kwame Nkrumah, et le nationaliste kenyan Tom Mboya qui [avait] activement participé en décembre [1958] à la surveillance des extrémistes lors de la première Conférence panafricaine à Accra. » Les termes « activement participé » semblent indiquer que Mboya coopérait avec la CIA, dont le rapport fut établi par ses agents sur le terrain à Accra et à Tunis. C’est pendant cette période de « collaboration » avec la CIA à Accra et à Tunis que Mboya alloua à Obama senior une bourse d’études et lui offrit la possibilité de s’expatrier et d’entrer à l’Université de Hawaii, où il rencontra et épousa la mère de l’actuel président des États-Unis.

Dans un rapport hebdomadaire secret de la CIA plus ancien, daté du 3 avril 1958, apparaissent ces mots : « [Mboya] reste l’un des dirigeants africains les plus prometteurs. » La CIA, dans un autre rapport hebdomadaire secret, daté du 18 décembre 1958, qualifie le nationaliste kenyan MBoya de « jeune porte-parole capable et dynamique » lors de sa participation aux débats de la Conférence panafricaine ; il fut perçu comme un opposant aux « extrémistes » tels que Nkrumah, soutenu par « les représentants sino-soviétiques. »

Dans un document de la CIA déclassifié sur la Conférence panafricaine de 1961, le conservatisme de Mboya, à l’instar de celui du Tunisien Taleb Slim, est clairement défini comme le contrepoids à la politique de gauche du clan Nkrumah. Les procommunistes avaient été élus à la tête du comité organisateur de la Conférence panafricaine lors de la conférence du Caire en 1961, à laquelle assista Mboya. Dans le rapport de la CIA, le nom de plusieurs de ces dirigeants sont cités : celui du Sénégalais Abdoulaye Diallo, le Secrétaire général de la Conférence panafricaine, de l’Algérien Ahmed Bourmendjel, de l’Angolais Mario de Andrade, de Ntau Mokhele du Basutoland (ex-Lesotho), du Camerounais Kingue Abel, d’Antoine Kiwewa du Congo belge (l’actuelle RDC), du Ghanéen Kojo Botsio, du Guinéen Ismail Touré, de T. O. Dosomu Johnson du Liberia, du Malien Modibo Diallo, du Marocain Mahjoub Ben Seddik, de Djibo Bakari du Niger, de Tunji Otegbeya du Nigeria, de Kanyama Chiume du Nyassaland, du Somalien Ali Abdullahi, du Sud-Africain Tennyson Makiwane, et de Mohamed Fouad Galal des Émirats arabes unis.

Les seuls participants ayant reçu l’approbation de la CIA furent Mboya (dont tout porte à croire qu’il était un indicateur de la CIA), Joshua Nkomo, originaire de Rhodésie du Sud, B. Munanka du Tanganyika, le Tunisien Abdel Magid Shaker et l’Ougandais John Kakongé.

Nkrumah sera finalement limogé en 1966, après un coup d’État militaire organisé par la CIA, alors qu’il effectuait une visite d’État en Chine et au Nord-Viêt-Nam. Cette opération fut mise en œuvre un an après celle que l’Agence mena contre le président Sukarno, autre coup d’État militaire dans lequel la famille maternelle d’Obama joua un rôle. Certains éléments donnent à penser que l’assassinat de Mboya en 1969 fut organisé par des agents chinois agissant pour le compte des factions gouvernementales chargées par le président kenyan, Jomo Kenyatta, de lutter contre Mboya et par là même, d’éliminer un homme politique africain pro-états-unien de premier plan. Toutes les ambassades de Nairobi avaient mis leurs drapeaux en berne en hommage à Mboya, sauf une, celle de la République populaire de Chine.

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Jomo Kenyatta, premier président du Kenya.

L’influence qu’exerça Mboya sur le régime de Kenyatta se prolongera longtemps après sa mort, quand Obama senior était toujours en vie. En 1975, Josiah Kariuki, un socialiste membre du parti KANU (parti dont il aida à la mise en place avec Mboya et Obama senior) était assassiné. Après ce meurtre, Kenyatta renvoya du gouvernement trois ministres insoumis qui « étaient liés personnellement soit à Kariuki, soit à Mboya. » Cette information fut d’abord classée secrète (niveau de classification Umbra) ; elle apparait dans plusieurs notes de service de la CIA au Moyen-Orient, en Afrique et en Afrique du Sud. Elle fut par la suite diffusée sur le réseau COMINT le 24 juin 1975. Les renseignements figurant dans ce rapport, comme le montre son niveau de classification, proviennent d’écoutes effectuées par le ministère de l’Intérieur kenyan. Personne n’a jamais été accusé du meurtre de Kariuki.

La mise sur écoute des associés de Mboya et de Kariuki est une preuve que la NSA et la CIA maintinrent leur surveillance sur Barack Obama senior ; un individu, en sa qualité de ressortissant étranger aux États-Unis, qui était susceptible d’être soumis occasionnellement à la mise sur écoute légale, dont se chargent la NSA et le Government Communications Headquarters (GCHQ, le service de renseignement électronique du gouvernement britannique).

(À suivre…)

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 13:06


 

Civilisation de l'Islam,ses gloires et son apport

2078632-2885533.jpgLa civilisation de l'Islam a apporté une contribution indélébile au corpus des connaissances de l'humanité.Son apport le plus important était de faire le lien entre la culture orientale et la culture occidentale au moyen âge et d'avoir transmis à l'Europe un patrimoine inestimable de l'humanité.Les ouvrages d'Avicenne,Averroès,Al Khawarismi,Attusi,Jaber Ibn Hayane,Al Idrissi et de plusieurs autres savants musulmans ont été,pendant plusieurs siècles,des repères
incontournables dans les universités européennes.Les empreintes de la langue arabe qu'on rencontre dans les langues latines témoignent de ce passage de relais.
 La contribution  de cette civilisation ne se réduit pas aux apports de quelques savants prestigieux et représente dans l’histoire de la science non pas un épiphénomène,mais bien un chaînon spécifique dans un long processus évolutif.Héritière de presque toutes les traditions scientifiques qui l’ont précédée (et pas uniquement celle de la Grèce), passage obligé vers les,sciences ultérieures,elle constitue une des phases importantes de l’Homme dans sa quête de la vérité,quête qui a démarré lentement dans la nuit des temps et qui s’est poursuivie à travers les traditions prestigieuses de la Chine,de l’Inde,de la Mésopotamie,de l’Egypte,de la Grèce et hébraïque (pour ne parler que de celles qui ont un lien attesté avec la tradition scientifique arabe).
Du VIIIe au XIIIe siècle après J.C.,la civilisation de l’Islam (ou civilisation arabo-musulmane) domina le bassin méditerranéen.Issues d’une Arabie en grande partie désertique ne possédant que quelques rares villes commerçantes(La Mecque, Yathrib),des troupes arabes,formées au départ de tribus guerrières nomades conquirent en un siècle (632-732) un immense empire.Dès le haut Moyen Age(VIIIe-IXe siècle)cet empire s’étendait de l’Indus à l’Atlantique,englobant l’Iran oriental,la Perse,l’ancienne Mésopotamie (Irak, Syrie, Palestine),l’Egypte,la Libye,les pays du Maghreb et l’Espagne.
La civilisation arabo-musulmane est une et plurielle.Ses créateurs furent et sont des Arabes et des arabisés musulmans.Cette civilisation naît de contacts,d'emprunts,d'apports:elle gère et invente un héritage où l'Islam occupe une part intime non seulement parce qu'il est universel mais aussi parce qu'il vient sacraliser certains traits de culture,en réformer d'autres et souvent s'inscrire dans une continuité de civilisations antérieures.
Du VIIIe au XIIIe siècle,le monde musulman devint un pont,l’intermédiaire obligé entre l’Orient et l’Occident.Pendant que les empires chrétiens,cantonnés sur la rive septentrionale de la Méditerranée (à Rome,Byzance, etc.),affrontaient les invasions barbares et devenaient en proie à de profondes divisions internes,les pays islamisés drainaient vers eux les fabuleuses richesses de l’Extrême-Orient :richesses matérielles comme la soie,les épices ou les métaux précieux, technologiques comme par exemple la fabrication du papier ou l’imprimerie mais aussi richesse des savoirs.Des taxes importantes accompagnaient les transactions commerciales et ceci permit l’apparition de métropoles régionales riches et peuplées comme Bagdad,Samarcande,Ispahan,Damas,Marrakech,Cordoue,Séville ou Kairouan.Ces capitales devinrent de grands centres culturels et se couvrirent de palais, de mosquées, de bibliothèques,d’universités (« les maisons de la sagesse » ou « bayt el hikma »), d’observatoires astronomiques et d’hôpitaux qui furent autant de monuments splendides.
Dans sa monumentale Histoire des Sciences (inachevée, en sept volumes),Georges Sarton consacre chaque chapitre à un demi-siècle de l’histoire de l’humanité et lui donne pour titre le nom du savant le plus éminent marquant le plus cette période (sur le plan mondial).Ainsi par exemple, de 500 à 450 avant J.C.,s’étend l’ère de Platon,puis viennent successivement les ères d’Aristote,d’Euclide, d’Archimède et ainsi de suite.Du VIIIe au XIe siècle,tous les chapitres portent le nom d’un scientifique de la civilisation islamique.C’est seulement en 1100 après J.C.que les premiers noms occidentaux commencent àapparaître,partageant cependant les honneurs pendant encore 250 ans avec des scientifiques de terre d’Islam.

Période historique Scientifiques les plus éminents sur le plan mondial
700-750 Bède le Vénérable (en Occident) et Jafar al Sadiq
750-800 Jabir ibn Hayyan
800-850 Al-Kwarizmi et Al-Kindi
850-900 Al-Razi et Hunayn ibn Ishâq
900-950 Al-Masudi
950-1000 Ibn al-Haytham et Abu al-Wafa
1000-1050 Al-Birûni et Ibn Sina
1050-1100 Omar Khayyam

Tableau I -Quelques grands savants (traduit, d’après G.Sarton, Introduction to
the history of sciences, 1975)


Naissance et expansion de l’Islam

Il est impossible de comprendre la naissance et l’emprise mondiale des sciences arabes et donc de la médecine arabe, sans connaître les circonstances qui ont amené cette nouvelle religion issue du désert et ces bédouins au style de vie nomade à devenir pour un temps les détenteurs de la civilisation.Ce qui caractérise justement la médecine arabe, c’est la profonde originalité de ses débuts. L’initiation à la science des Arabes ne s’est pas faite selon les mêmes lois habituelles du développement et de l’évolution des sciences.Dans la péninsule arabe,protégé par la mer, le désert et les montagnes, vivait un peuple de pasteurs et de commerçants passionné pour la liberté,la guerre(A ce temp là les tribus arabes se chamaillaient violemment de façon incessante),l’éloquence et la poésie ;peuple intelligent mais tout d’intuition.Confiant à la mémoire ses poésies,ses grands jours et ses généalogies,il ne connut que tardivement l’usage del’écriture.Ses relations avec la Perse lui avaient procuré quelques vagues notions de médecine.Une révolution soudaine détourna le cours de sa destinée et ouvrit de vastes champs à son activité. Muhammad réunit les tribus bédouines en restaurant le monothéisme abrahamique derrière une unité inconnue de ce peuple jusque là. Un siècle à peine s’était écoulé depuis la mort de Muhammad que l’Empire musulman s’étendait de l’Atlantique à l’Indus.
 
Le prophète Muhammad


« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l'immensité des résultats sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Muhammad ?»LAMARTINE « Le Prophète Muhammad »
 
  À l'âge de quarante ans, Mohammed  reçut sa première révélation de Dieu par l'intermédiaire de l'ange Gabriel.Les révélations se poursuivirent pendant vingt-trois ans,et ensemble elles formèrent ce que nous connaissons comme le Coran.
Dès qu'il commença à réciter le Coran et à prêcher la vérité que Dieu lui avait révélée, il souffrit, avec son petit groupe de disciples,de persécutions de la part des polythéistes.
Le prophète enrôle ses premiers compagnons,les membres de sa famille et des gens de modeste condition,qui vont former le « noyau dur » de ses partisans. Certains d’entre eux,sous la pression,s’exilent en Ethiopie.
En 622,persécuté, Muhammad quitte la Mecque pour Médine avec quelques dizaines de fidèles.C’est l’Hégire (l’émigration), qui marque le début du calendrier musulman.C’est là qu’il posera les fondements d’une cité conforme à la nouvelle religion.Les conflits et les affrontements armés se succèdent avec ses adversaires pendant huit années. Enfin en 630, Muhammad rentre à la Mecque,sans combattre où il amnistie ceux qui l’avaient rejeté.
La ville qui l'avait traité si cruellement,l'avait poussé avec ses fidèles compagnons de se protéger des étrangers,qui avait ruiné sa vie et l'existence de ses dévoués disciples,était à ses pieds.Ses anciens persécuteurs acharnés et impitoyables,ayant déshonoré l'humanité de par leurs actes cruels infligés a des hommes et des femmes innocents et même aux mourants,étaient présent totalement a sa merci lorsque il a conquit la Mecque alors il s’adressa a eux en leur disant :« PARTEZ VOUS ETES LIBRES ».
 
«Muhammad est réellement un personnage historique… Muhammad nous apparaît comme un homme doux, sensible, fidèle, exempt de haine. Ses affections étaient sincères, son caractère, en général, porte à la bienveillance»Ernest RENAN (Ecrivain) – Etudes d’histoires religieuses
 
 L’Islam,que Muhammad vient de révéler,est un monothéisme épuré à l’extrême,sans clergé ni rituels compliqués.A un Dieu unique et tout puissant,le croyant s’adresse sans intermédiaires et rend individuellement compte de ses actes.L’Islam s’adresse ainsi à la conscience personnelle de chacun,pour en appeler par delà les frontières familiales et tribales à l’unité du genre humain.Il va très vite gagner les esprits, galvaniser les enthousiasmes.
Ainsi, à sa mort à Médine, le 8 juin 632, Muhammad laissait un peuple et un pays unifié, pacifié, organisé et animé d’une fois intense en un seul Dieu.
 
Après avoir analysé les personnages les plus influents de l’histoire, M. HART plaça au premier rang Mohammad : “La raison en est qu’il est le seul homme a avoir mené à bien son oeuvre avec succès tant sur le plan religieux que celui de la politique.” M. HART (astronome, mathématicien et historien) – Les 100 personnes les plus influentes de l’histoire (1981)
 
«S'il faut juger de la valeur des hommes par la grandeur des œuvres qu'ils ont fondées, nous pouvons dire que Muhammad fut un des plus grands hommes qu'ait connus l'histoire.Des préjugés religieux ont empêché bien des historiens de reconnaître l'importance de son œuvre.» Gustave Le Bon (1884) La civilisation des Arabes.

Conquêtes et expension de l'Islam

En 636, quatre ans après la mort du Prophète, les armées de l’Islam remportent une victoire décisive sur les troupes de Byzance, et, dès l’année suivante,en 637,infligent aux Perses sassanides,une défaite dont ils ne se relèveront pas. En 642,l’Empire perse s’écroule ouvrant la voie vers l’Inde.De son côté, Byzance perd la Syrie,la Palestine,l’Egypte, ouvrant la voie à l’Afrique du Nord. En 649, Chypre est occupée, puis Rhodes.
 
Cet Islam,l’éminent orientaliste Jacques Berque, le salue comme « un système, qui, à une époque de lassitude du monde, voulut lui rendre sa jeunesse ».


Le mot « conquête » en arabe se dit d’ailleurs fath (pluriel : futuhat), c’est-à dire « ouverture » dans le sens d’ouverture de l’espace, d’ouverture à la lumière (de la nouvelle religion),de libération.On peut penser aussi que, au cours de la
phase suivante, quand la majorité des armées musulmanes s’est trouvée composée de gens des pays conquis.
 
Gandhi disait :« Plus j'étudie plus j'apprends que la force de l'Islam ne se puise pas dans l'épée ».
 
Au départ, les troupes de cette conquête ont été formées de quelques milliers de cavaliers arabes,dirigés par des chefs de guerre qui,Khalid Ibn al-Walid, avaient fait leurs preuves du vivant du Prophète.Puis, progressivement,au fur et à mesure qu’elles progressaient,ces troupes ont été renforcées par des contingents provenant des pays conquis.La facilité de ce recrutement et la rapidité relative de l’avance des armées musulmanes(du moins jusqu’au Maghreb), s’expliquent en grande partie par l’accueil favorable des populations ou,tout du moins de la neutralité bienveillante.
 
Pourquoi cet accueil ? Dans le croissant fertile et dans les zones avoisinantes,existaient de fortes communautés chrétiennes,de sensibilités et d’écoles variées,mais toutes opposées à l’orthodoxie byzantine et combattant son monopoleidéologique.C’est le même phénomène que l’on observait en Egypte.Dans ce contexte, l’Islam arrive avec un discours d’ouverture.La nouvelle religion tolère toutes celles qui s’apparentent à elle,c’est-à-dire les religions monothéistes,avec leurs différentes sensibilités.Elle demande seulement qu’on l’accepte elle-même ;
elle n’impose rien dans le domaine cultuel pour les non-musulmans.De fait, dès 650 après J.-C., un évêque nestorien écrivait déjà les lignes suivantes :
« Nec tamen religionem Christi impugnant sed potius fidem commandant sacerdotes sanctosque domini honorant. » (« Non seulement ils ne combattent pas la religion du Christ mais encore ils protègent notre foi et honorent les prêtres et les saints du Seigneur. ») LECLERC, L. « Brochure sur l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie »,cité par AMMAR, S. « Médecins et Médecine de l’Islam » : 53.
 
La Perse,où la crise était profonde,s’est effondrée rapidement.L’Empire byzantin a mieux tenu,même s’il a perdu la plupart de ses possessions.Un grand nombre de personnes s’étant islamisées dans l’intervalle,les armées ont rapidement gonflé et leur composition a commencé à différer notablement de celle du début.La fulgurance de la conquête confortait évidemment l’idée que Dieu soutenait cette avancée,et ne pouvait que favoriser le phénomène d’expansion.
 
« Aucune autre religion dans l'histoire ne s'est propagée aussi rapidement que l'Islam.... L’occident a largement cru que ce déferlement religieux fut rendu possible par l'épée. Mais aucun érudit moderne n'ccepte cette idée et le Coran est explicite dans le soutien de la liberté de conscience. » Islam-The Misunderstood Religion, Readers Digest (Edition Americaine) Mai 1955.
 
La force nouvelle que l’Islam insuffle aux Arabes, tient au contenu comme à la forme du message prophétique.Par le lien original qu’il établit entre la toute puissance divine et la marge d’initiative humaine,l’Islam incite le croyant à
l’action. Il lui offre une destinée possible sur la Terre.Par ailleurs, le message prophétique est formulé dans une langue qui s’impose à tous par la puissance de son souffle, le jaillissement continu de son inspiration,la densité souveraine, envoûtante de son pouvoir d’expression.
Contrairement à des idées reçues,l’attitude des troupes arabes qui ont participé à la conquête n’a pas été de tout saccager sur leur passage (comme les Mongols l’ont fait ultérieurement).Des historiens des milieux intellectuels européens du XIXe siècle,avaient en effet affirmé que les Arabes au cours de leurs avancées avaient tout détruit.Puis, quand ils se sont civilisés au contact de peuples plus évolués qu’eux,ils ont fait acte de contrition et ont tenté de récupérer et de protéger ce que leur fureur de conquérants n’avait pas éliminé.Il y a des citations fameuses allant dans ce sens et attribuant à tort la destruction de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie aux Arabes.C’est historiquement une
contrevérité, dont le seul intérêt est de nous renseigner non pas sur les Arabes mais sur l’état d’esprit de ceux qui en parlaient. Il suffit de lire à ce sujet les premiers grands historiens français des sciences,comme Montucla (1799) ou Chasles(m.1880).
Il ne semble donc pas qu’il y ait eu de stratégie de destruction. Il semble même qu’il y avait, de la part des musulmans, un certain respect à l’égard de ces pays de vieille civilisation dont ils faisaient la conquête. Leur force était la nouvelle religion dont ils étaient les porteurs, non la science qu’ils ne possédaient pas encore.
 
A. S. Tritton illustre Historien disait : «l'image du soldat musulman avançant avec une épée dans une main et le Coran dans lautre est tout àfait fausse» L'Islam. Londres 1951 page 21

De Lacy Oleary, Historien disait :« L'histoire est claire sur ce point: la légende des musulmans fanatiques s'abattant sur le monde, imposant l'Islam,à la pointe de l'épée, aux peuples vaincus est un des plus fantastiques et absurdes mythes que les historiens ont pu répéter. » Aux carrefours de l'Islam, page 28- (Ed. originale Islam at crossroads, Londres 1923, p.8)
 
«Pendant les premiers temps de l'islam, la moralité des Arabes fut plus élevée que celle de tous les autres peuples vivant alors,.... Leur justice, leur modération, leur bienveillance et leur tolérance à l'égard des peuples vaincus, le respect de leurs engagements, leur caractère chevaleresque, sont frappants et contrastent étrangement avec la conduite des autres peuples, notamment avec celle des Européens, à l'époque des croisades.» Gustave Le Bon (1884) La civilisation des Arabes.


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Une civilisation urbaine


Le découpage en « ordres » observé en Europe occidentale à la même époque,n’a pas existé dans les pays sous dominance musulmane.C’est principalement une civilisation des villes,et ce que nous en connaissons met
encore plus en lumière ce caractère,car les gens qui ont écrit étaient des citadins,et ne s’intéressant pas ou peu,à ce qui se passait dans les campagnes.L’avènement et le développement de cette civilisation conduisent à l’apparition de métropoles régionales parfois très peuplées,comme Damas en Syrie,Bagdad en Irak, Kairouan en Tunisie ou Cordoue en Espagne.
Curieusement,ce ne sont pas toujours de grandes cités anciennes (par exemple Alexandrie) qui ont gonflé démesurément.Ce sont parfois des bourgades,des villes modestes,ou d’autres encore tout à fait nouvelles.
D’où vient cet accroissement de la population ? Sans négliger l’effet de la démographie propre à ces cités,l’apport essentiel semble provenir des campagnes,par une sorte d’aspiration dont les causes sont à la fois économiques et sociales :déplacements consécutifs à l’existence d’emplois dans les villes,attrait d’une vie urbaine plus agréable,etc. Tout cela est classique dans l’histoire.Il y a aussi ce que l’on pourrait appeler l’ « effet capitale ». Ces métropoles régionales ont attiré les gens parce que les pouvoirs y résidaient,ce qui favorisait l’éclosion et le développement d’un certain nombre d’activités intéressant les différentes élites de ces villes.Ce phénomène a été important car,à côté de Bagdad,la capitale califale des Abbassides,il y avait une bonne douzaine de métropoles régionales qui s’étaient constituées et qui fonctionnaient à l’image de Bagdad.En plus des villes qui viennent d’être citées,il faudrait ajouter Ispahan en Perse,Le Caire en Egypte et Samarcande en Asie centrale.La population de ces villes est très bigarrée, très diverse,pas toujours structurée ; ce qui posera parfois des problèmes sérieux aux dirigeants parce que, à certaines époques, les dangers potentiels d’explosion sociale seront élevés.A côté de cela, existaient des couches stables, parfois très anciennes, comme celle des marchands,qui s’est considérablement structurée tout en se différenciant. Il y avait  aussi des couches plus récentes et souvent en expansion : fonctionnaires de l’administration,de la justice ou des services financiers, enseignants, théologiens,hommes de lettre ou de religion, etc.
A partir du IXe siècle se constitue une couche spécifique d’intellectuels (ou de lettrés si l’on préfère). On la connaît relativement bien parce qu’elle a une consommation particulière, qui est celle des livres.Le nombre d’ouvrages publiés dans le cadre de la civilisation arabo-musulmane a été important, compte tenu évidemment des techniques de l’époque.L’utilisation du papier, selon une technique importée de Chine, a facilité les choses. Les boutiques de libraires ouvertes à tout public se multiplient.
Dès le IXe siècle, on s’est mis à produire plusieurs sortes de livres : manuels pour l’enseignement à tirage assez élevé, oeuvres littéraires,oeuvres poétiques,livres religieux de toute sorte(copie du Coran et du Hadith,exégèses, ouvrages théologiques…), livres scientifiques. Pour prendre l’exemple des publications scientifiques de l’époque, on constate qu’il y en avait de toute sorte : manuels de base, ouvrages consacrés à une discipline, ouvrages théoriques, commentaires, manuels d’application.
On sait que des corporations ont existé,avec des ouvriers,des maîtres artisans, des chefs de corporation, des associations plus ou moins secrètes… Le compagnonnage a sans doute existé aussi.
 
  LES SCIENCES EN PAYS D’ISLAM


Cette civilisation, dont nous voulons étudier la science et son importance dans la constitution des mouvements du XIXe siècle issus de la Renaissance, a été conditionnée et dominée par cette troisième religion monothéiste révélée qu’est
l’Islam.Il est donc nécessaire de nous pencher sur les caractéristiques de cette religion et sur les rapports qu’elle a entretenus avec la médecine et les activités scientifiques.

  • Corpus islamique

Ce corpus est constitué,en premier lieu, du Coran ,le Livre sacré des musulmans, composé de cent quatorze chapitres,divisés en soixante sections dont le nombre de versets varie de trois à deux cent quatre-vingt-six.Si l’on tient compte de la chronologie de la révélation de ces versets,on peut les classer en deux grandes catégories : les versets révélés durant le séjour du Prophète à la Mecque, et ceux qui l’ont été à Médine, à partir de 622.
C’est dans cette seconde catégorie que l’on trouve les éléments fondamentaux concernant la gestion de la future cité islamique.
Le second texte est le Hadith (Propos).Il est constitué par l’ensemble des paroles,des actes et des comportements attribués à Muhammad.Lorsque les juristes et les théologiens auront à résoudre certains problèmes de la cité qui n’ont pas leur solution dans le Coran,ils se tourneront naturellement vers le Hadith et procéderont par analogie pour trouver la solution qui leur paraîtra la plus conforme à leur compréhension des principes de l’Islam.
A l’origine,le Coran était récité.Quand il avait la révélation du message divin,le Prophète le récitait à ses proches compagnons,lesquels le mémorisaient et  l’écrivaient sur des supports rudimentaires (le papier n’existait pas
encore). Certains de ses compagnons se sont d’ailleurs ultérieurement spécialisés dans cette mémorisation et dans sa restitution.La retranscription a donc été très rapide,tout du moins oralement.Cela étant,les compagnons concernés étaient relativement nombreux. La langue utilisée-l’arabe-était surtout parlée.
  L’étude de ce corpus – qu’il nous faut bien qualifier de scientifique du fait de sa méthodologie – a permis à cette civilisation d’inaugurer de nouvelles activités de recherche avant même le début des traductions.C’est ce qui nous autorise à parler,à la suite des bibliographes arabes, de « science de l’exégèse du Coran » et de«science de Hadith », même si cela paraît quelque peu incongru aux lecteurs habitués à réserver le mot « science » à certaines activités intellectuelles.
 
     1°/La mise du Coran par écrit à l'époque du Prophète Mouhammad

Sur l'ordre du Prophète Mouhammad,les scribes mirent le Coran par écrit sur des lambeaux de parchemin,des peaux d'animaux,des os et des pierres.Les divers fragments révélés,sans être assemblés dans un seul livre,furent mis en ordre selon la révélation de Dieu.D'autre part,quelques compagnons écrivirent pour eux-mêmes des parties et des sourates du coran qu'ils avaient apprises par cœur du Prophète .
 
      2°/La mise du Coran par écrit à l'époque de Aboû Bakr As-Siddîq
 
Chargé par 'Aboû Bakr As-Siddîq et conseillé par Oumar ibn Al-Khattâb, Zayd ibn Thâbit rassembla le Coran en un seul livre.Pour atteindre cet objectif,il se référa aux manuscrits déjà écrits par les scribes du Prophète.
 
      3°/ La mise du Coran par écrit à l'époque de  `Uthmân ibn Affân

Le premier manuscrit du Coran assemblé en un seul volume fut écritconformément  à l'exemplaire rassemblé par Aboû Bakr et conservé chez Hafsa bint Oumar.Pour mettre fin aux désaccords(Les différences ne se trouvent pas au niveau du sens, ni des mots. C'était quelques différences de prononciation qui sont toutes justes.Le coran a ses règles de prononciation et la langue arabe qui était plus riche à l'époque (il y a plus de 14 siècles)fait que certains mots puissent être prononcés de différentes manières sans que cela ne change quoi que ce soit au sens des mots),les copistes prirent en considération les différentes lectures.Les personnes chargées de cette mission furent : Zayd ibn Thâbit,Abd-Allâh ibn Az-Zoubayr,Sa`îd ibn Al-`Âs et Abd Ar-Rahmân ibn Al-Hârith ibn Hichâm.Cette copie était dépourvue de signes diacritiques.Outhmân garda pour lui-même un exemplaire et expédia les autres copies aux métropoles islamiques.(Pour mieux expliquer:un compagnon Hudhayfah ibn Al-Yaman remarqua,sous le califat de Uthman,troisième calife (644 - 656),que les peuples des régions,actuellement,de Syrie et d'Irak se disputaient sur les différentes prononciations de certains mots du Coran,tandis que les nouveaux musulmans des provinces en dehors d'Arabie ne savaient pas bien prononcer les mots du Coran. Le calife `Uthman percevant les risques de division,décide alors d'officialiser un type unique de prononciation de l'arabe du texte coranique et d'établir une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres.
Ainsi il demande à Hafsa de lui faire parvenir son manuscrit du Coran.Il fait préparer alors plusieurs copies (mus'haf) en utilisant la prononciation du prophète Mouhammad.Cette tâche fut confiée à Zaid ibn Thabit, Abdullah ibn Az-Zubair, Sa‘id ibn As-‘As,et Abdur Rahman ibn Harith ibn Hisham.)
Les copies du Coran écrites de nos jours suivraient toujours mot pour mot et lettre pour lettre cette prononciation. L'écriture(la police)utilisée est une écriture nommée « ar-rasm al-uthmanî».Quelques-unes de ces copies anciennes existeraient encore aujourd'hui,l'une se trouverait à Istanbul (Turquie),l'autre à Tachkent (Ouzbékistan).
 
Analyse historique du Coran:ici

 
Les gens équitables attestèrent de l’extrême précision de la compilation du Coran et de la véridicité et de la rigueur de sa transmission.L’orientaliste anglais Sir William Muir dit : "Le Coran de par son contenu et son ordre exprime avec force la précision de sa compilation.Les diverses parties furent assemblées d’une manière extrêmement simple et sans afféterie. On ne trouve pas dans cette compilation l’empreinte d’une main qui aurait apporté un talent ou un ordre. Elle témoigne de la foi du compilateur et son dévouement pour ce qu’il compile car il n’a pas osé faire plus que de prendre ces versets sacrés et les mettre les uns à la suite des autres." As-Siddîq Abû Bakr de Mohammad Husayn Haykal, p. 332.
 
«Les prescriptions morales du Coran sont excellentes. La charité, la bienfaisance,l'hospitalité, la modération dans les désirs,la fidélité à la parole donnée, l'amour du prochain, le respect des parents, la protection des veuves et des orphelins, et même, la recommandation plusieurs fois répétée de rendre le bien pour le mal, y sont enseignés.»Gustave Le Bon (1884)- La civilisation des Arabes.


Le troisième calife,Uthman,a jugé,une vingtaine d’années après la mort du Prophète,qu’il était nécessaire de trancher et de fixer définitivement le texte du Coran.Il a donc réuni une sorte de commission qui a retenu sept lectures acceptées du texte.Le Coran une fois stabilisé,les intellectuels arabes ont persisté dans l’analyse critique des textes et le débat a continué à propos du Hadith.
C'était l’apparition d’une activité nouvelle,consistant à authentifier les éléments du corpus de base de l’Islam.Cette pratique va se développer,à partir de la deuxième moitié du VIIe siècle,selon des critères de plus en plus rigoureux.On va ainsi comparer les relations orales, procéder par induction,par analogie,faire référence aux faits reconnus,recouper les témoignages,etc.Bref,une démarche tout à fait rationnelle dans son principe,assez semblable à celle que peuvent utiliser les historiens actuels pour authentifier des textes.On peut considérer,et je pense,sans risque de se tromper,que ces débats,ces travaux,en particulier ceux qui ont été menés autour de la validation du message du Prophète,ont,du fait de leur dimension critique et du souci de la recherche de critère de vérification qui les a caractérisés,contribué à créer un état d’esprit scientifique.Ils ont également fondé tout un corpus intellectuel rationnel qui a préludé à l’essor ultérieur de la science arabe.
C’est là, semble-t-il, le véritable point de départ de la tradition scientifique arabe,et ce bien avant le mouvement de traduction des oeuvres grecques et indiennes,mouvement que l’on considère souvent à tort comme l’unique origine
de cette tradition scientifique.

  • Les textes sacrés et la science

Dans les textes fondamentaux et dans le Coran lui-même,il existe de nombreux passages favorables à la science et des incitations à la recherche.Il faut savoir,par exemple,que le mot « science » et les mots ou expressions qui en
découlent (comme savant, etc…) interviennent plus de 400 fois dans le Coran.
Parmi les versets qui sont explicitement en faveur de la science, il y a celui-ci :
« Dieu placera sur des degrés élevés ceux d’entre vous qui croient et ceux qui auront reçu la science(1) » ; ou celui-ci : « Seigneur, accorde moi plus de science (2)».
 (1) Sourate 58, verset 11
(2)Sourate 20, verset 114
 
On attribue également au Prophète des propos sans ambiguïté en faveur des sciences et des savants. Parmi les plus cités : « Cherchez la science même en Chine »,« La quête de la science est un devoir pour tout musulman », « Les anges poseront leurs ailes sur celui qui recherche la science en signe de satisfaction pour ce qu’il fait » ou « Le savant surpasse le dévot comme la Lune, au moment de la pleine Lune, surpasse les autres astres ».
S’élevant contre le traditionalisme aveugle en matière de croyance et de savoir, l’Islam, religion tendue vers la preuve et la démonstration, devient alors de ce fait et à ce titre,religion de certitude.
Le Prophète disait aussi :«Une heure accomplie par un savant allongé sur son lit et révisant son savoir est meilleure que les prières d’un dévot durant soixante ans » et dans le même ordre d’idées, «Peu de savoir vaut mieux que beaucoup de culte»,ou encore « La science est plus méritoire que la prière » et enfin « Un seul homme de science a plus d’emprise sur le démon qu’un millier de dévots ». D’où la déférence du Prophète à l’égard des savants, comme en témoignent encore ces « Propos » :« La fréquentation des savants est un acte de piété »,«Les meilleures des créatures vivantes sont les savants »,«Traiter avec égards et reconnaissance la Science et les Savants,c’est vénérer Dieu », et enfin « Les savants sont les héritiers des prophètes dont le seul patrimoine légué au monde est précisément la Science ».
  Il est facile de saisir dans ces conditions comment et pourquoi l’instruction et la recherche de la connaissance sont devenues une obligation fondamentale pour tout musulman.
Le Prophète libérait ses prisonniers de guerre sans rançon,s’ils apprenaient à lire et à écrire à dix musulmans.Il aimait répéter aussi que :« Assister au cours d’un savant vaut mieux que se prosterner mille fois dans les prières ou assister à mille funérailles ». Et à la question :« Est-ce préférable à la lecture du Coran ? »,
il répondra, « le Coran, profite-t-il sans la science ? ».
Enfin : « L’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr ».
  • L’Islam et la rationalité
Maxime Rodinson a écrit :« La rationalité de la théologie musulmane est extrême, elle est admirable. Tout l’Islam intellectuel du Moyen Age est placé sous les auspices de la raison. »RODINSON, M. : Entre Islam et Occident.
 
Ce que nous pouvons dire,c’est que, à partir d’un corpus fondé sur une révélation,les théologiens musulmans ont mis en oeuvre une démarche rationnelle,critique,dans le cadre de l’authentification des différentes récitations du Coran puis du contenu du Hadith.Un travail du même type a été entrepris ensuite,sur la langue arabe.Le caractère scientifique des méthodes d’investigation a été alimenté et conforté ultérieurement par l’emprunt d’un outil de la « science des Anciens »,la logique.
Au-delà de l’étude du corpus religieux et de la langue arabe,cette rationalité s’est appliquée d’abord dans les domaines juridique et politique.Dans le cadre du développement de la société apparaissent des problèmes qui ne figurent pas dans la liste des situations initialement prévues.Et ces problèmes sont suffisamment nouveaux pour ne pas pouvoir être réglés par analogie avec tel ou tel comportement du Prophète.C’est alors qu’intervient le mufti.C’est quelqu’un qui connaît bien le code musulman et tout ce qui constitue déjà sa jurisprudence.C’est un savant de la religion auquel la société reconnaît,à un moment donné, la capacité à formuler un jugement sur une question non prévue par le dogme et par le code qui en découle, à innover dans une situation originale.Son jugement sera
alors une fatwa.La fatwa est la formulation d’une solution qui n’est appelée à durer longtemps que si elle rencontre un consensus dans la société.
L'importance des femmes pendant la période brillante de la civilisation arabo-musulmane est prouvée par le nombre des femmes qui se sont illustrées par leurs connaissances scientifiques et littéraires.En Orient, sous les Abassides, en Espagne, sous les Ommeyyades, beaucoup d'entre elles acquirent une grande célébrité. Waladat,la fille d'un khalife qui régnait en 860, avait été nommée la Sapho de Cordoue.

Savants des pays d’Islam

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Image:La terre vue par Al-Idrîssî, savant musulman du XIIe siècle.
La première phase de l’Empire musulman, qui s’achève vers le milieu du XIe siècle, avec un certain décalage pour les provinces occidentales et asiatiques,a été caractérisée par un enseignement supérieur privé dans lequel l’Etat
intervenait par le biais du mécénat au même titre que des particuliers.Les programmes de cet enseignement n’étaient pas rigoureusement codifiés mais,sous l’influence des premières orientations de l’époque du calife al-Ma’mun,la
philosophie, les mathématiques et l’astronomie y avaient une place privilégiée.C’est également au cours de cette période que se sont multipliées les bibliothèques,avec des statuts variables puisque certaines étaient publiques ou semi-publiques et d’autres privées.En plus de leur vocation propre,ces institutions ont été également des centres d’enseignement supérieur.Nous ne savons pas s’il y avait des lieux particuliers pour l’enseignement des mathématiques,de l’astronomie et de la physique.Mais,pour la médecine,on sait que de grands professeurs ont prodigué des cours soit chez eux,soit dans l’hôpital où ils exerçaient.Quant à la seconde phase,qui commence avec l’avènement du pouvoir seljoukide en 1055,elle est caractérisée par l’institution de collèges supérieurs,qui porteront le nom de madrasa.Ces nouveaux établissements se distinguent de ceux de la première phase sur un certain nombre de points. Tout d’abord, ils sont financés exclusivement par l’Etat.En contrepartie,ce dernier a un droit de regard sur le choix du profil des enseignants et, par conséquent, sur le contenu du programme.
La civilisation arabo-musulmane a été une civilisation d’échanges,commerciaux bien sûr,mais aussi culturels et scientifiques.Ce qui signifie une grande circulation de l’information d’une extrémité de l’empire à l’autre.Cela vaut pour les échanges entre scientifiques, qui ont été rendus possibles par l’existence d’un support commode, le papier dont le procédé de fabrication aurait été emprunté à la Chine.
Nous savons que des correspondances régulières entre savants ont eu lieu,dans le cadre d’un système postal régulier mis en place dans chaque région.Quand les distances étaient beaucoup trop grandes – ainsi,entre Bagdad et Cordoue – il n’y avait pas de courrier régulier,et les lettres suivaient les routes commerciales.A l’échelon régional, deux procédés étaient utilisés. En premier lieu, le courrier classique par porteur.L’autre procédé utilisait les pigeons voyageurs.Cette technique a d’ailleurs donné lieu à la fabrication d’un papier très fin et léger, pouvant être transporté par ce volatile.
L’existence de polémique – que l’on retrouve en Europe au XVIIe et au XVIIIe siècle (entre Newton et Leibniz, etc) est intéressante.Ce type d’échanges donne en effet des renseignements scientifiques,mais apporte aussi des
informations sur le caractère des correspondants,parfois sur ce qu’ils font,sur la manière dont ils vivent…Ces polémiques ont aussi été fréquentes entre les savants musulmans,nous en connaissons un certain nombre.Les polémiques ont eu lieu surtout aux Xe et XIe siècles,c’est-à-dire durant la période la plus féconde de l’activité scientifique en pays d’Islam.Plus tard,ce seront surtout les polémiques philosophico-théologiques qui s’y développeront,l’exemple le plus célèbre –même s’il s’agit cette fois d’une polémique indirecte,par livres interposés –
étant celle déclenchée par le grand théologien du XIe siècle al-Ghazzali,avec son livre L’incohérence des philosophes, auquel répondra le grand philosophe du XIIe siècle Ibn Rushd,à travers son livre L’incohérence de l’incohérence.
Recherche,débats,controverses passionnées suscitent un bouillonnement intellectuel qui exaspère les lettrés traditionalistes. Pour ces derniers,la liberté de conscience va trop loin.
Le vrai titre de gloire de Bagdad au cours de son âge d’or est là. C’est d’avoir osé penser que l’Homme pouvait accéder par l’expérience et la raison à des vérités qui,loin d’insulter à la parole de Dieu,permettaient au contraire de l’éclairer.Que les savoirs profanes acquis ici-bas convergeaient naturellement vers cette parole, comme vers leur clé de voûte dans le ciel.

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Image:Un ancien manuscrit montrant que les médecins musulmans se concentrèrent beaucoup sur la chirurgie et inventèrent plusieurs instruments chirurgicaux.
  La science des grands médecins de l’Islam fut pendant tout le Moyen-Âge,la Renaissance,l’époque classique et jusqu’au XVIIe siècle en Orient comme en Occident,la science médicale la plus avancée,la plus riche en propositions théoriques et en analyses rationnelles.(Argan dans le Malade Imaginaire aurait mieux été traité par un Avicenne que par un M. Purgon, pourtant de six siècles son cadet !) C’est ainsi qu’après l’invention de l’imprimerie,Le Canon de la médecine d’Avicenne connut une très large diffusion dans le monde entier,seulement dépassée dit-on,par celle de la Bible.Ce Canon de la médecine servit de manuel de référence dans toutes les facultés de médecine d’Europe,à Montpellier comme à Padoue,à Londres ou à Paris, jusqu’à la fin du XVIIe siècle.
Cette médecine est aussi d’un point de vue ostéopathique très importante de par la nouvelle vision de la Santé qu’elle a donnée en Occident, en accordant une grande place à l’hygiène de vie (l’hygiène corporelle, la diététique, l’exercice physique, la musique, les rapports sexuels),en intégrant la dimension psychologique de l’individu et son impact sur le soma et en considérant l’environnement et l’entourage du malade comme étant primordiaux.

 

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Image:Tashrihou  badani'l insan (L’Anatomie du Corps Humain)


Enfin, la médecine arabe a déculpabilisé les malades et la maladie n’est plus vue comme une sanction d’origine divine due à des péchés ou à des forces du mal.


Le Coran dit en effet qu’ :« il n’y a pas de faute chez le boiteux, l’aveugle ou le malade »Coran : Sourate 48, Verset 17.


Si la médecine est l’une des branches du savoir qui sera le plus vigoureusement développée dès le IXe siècle,c’est parce qu’elle répond à une des préoccupations majeures de la cité islamique :soigner le corps pour élever l’âme.
Le soin du corps,loin de nuire au salut de l’âme,permet au croyant d’assumer au mieux sa destinée terrestre.Car c’est en s’impliquant pleinement dans chacun des actes de sa vie,avec ses sens comme avec son esprit,que le croyant s’ouvre à l’infinie diversité du destin de Dieu. Dès lors, la notion même de santé, englobe le physique,le psychique et le spirituel. Elle se conçoit comme une harmonie à sauvegarder ou à retrouver entre ces trois niveaux d’être,entre la personne,son environnement immédiat et les forces qui la dépassent, qui sont à l’oeuvre de l’échelle de l’univers.


Le musulman, qu’il se consacre à l’exercice de la médecine ou simple homme de la société, doit respecter le principe qu’il faut toujours prendre soin d’un homme, malade ou en bonne santé.Au Moyen Age,l’attention portée au malade, n’est pas la même dans le monde musulman ou dans le monde chrétien.
Chez les musulmans,le malade n’est pas isolé.C’est une personne que la société accepte et intègre;non seulement le malade souffrant d’un mal bénin et passager,que l’on soigne normalement dans un cabinet médical,mais aussi celui qui souffre de maladie grave comme la lèpre ou la folie.En terre d’Islam,le fou est considéré comme un illuminé et tant qu’il n’est pas agressif, il peut vivre en toute liberté.



Les médecins arabes considèrent la maladie « comme un dysfonctionnement qui doit être replacé toujours dans un individu en particulier et dans le monde dans lequel vit cet individu. C'est-à-dire qu’une même maladie frappant un homme ou une femme, d’âges différents, dans des régions différentes ne sera pas traitée de la même manière. Le médecin doit prendre en compte tous les paramètres qui font qu’un individu est ce qu’il est et qu’il souffre de tel mal. » (Danièle Jacquart,1999).



Les médecins arabes allaient pouvoir lier un immense savoir théorique,à l’observation sur grande échelle de cas cliniques et ce,avec le développement des hôpitaux,les bîmâristâns.L’hôpital est une des grandes réalisations de la société islamique,centre de traitement médical et maison de convalescence.C’est aussi un asile d’aliénés,ainsi qu’une maison de retraite pour vieillards et infirmes privés de famille.C’est enfin, un centre de formation théorique et pratique de la médecine.
Le plus ancien des hôpitaux est fondé par Harrun al-Rashid vers 800 et sera suivi de cinq autres au début du Xe siècle. On distingue déjà : troubles gastrointestinaux, maladies mentales, rhumatologie, maladies féminines, troubles oculaires, fièvres, soins chirurgicaux.
Le malade était soigné gratuitement, recevait des médicaments.S’il était nécessiteux le malade ressortait avec de l’argent et des vêtements propres.Par ailleurs,des suivis quotidiens sont fournis aux prisonniers et des dispensaires itinérants sont mis en place pour sillonner diverses provinces de l’Irak.D’autres hôpitaux sont créés hors d’Irak : au Caire, à Damas, à Kairouan et à La Mecque.


S’appuyant sur un savoir accumulé depuis des siècles,mais aussi sur les meilleures observations cliniques disponibles à leur époque (notamment grâce aux observations à grande échelle dans les hôpitaux),les grands médecins musulman étaient tous des médecins-philosophes,possédant souvent un savoir encyclopédique en sciences naturelles (botanique, minéralogie, sciences vétérinaires,chimie/alchimie) et ils comptaient parmi les savants les plus notoires de cette civilisation.Par leurs multiples intérêts,ces grands médecins étaient à la recherche de connaissances universelles,de vérités inaliénables fondées sur l’usage de la raison.


  • Les sciences rationnelles

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Les sciences rationnelles atteignirent en Islam un niveau incomparable.La science arabo-musulmane est ainsi devenue l'inespérée chaine de transmission des savoir antiques sur l'europe,qui put ainsi"renaitre" aprés les siècles obscurs des invasions barbares et du haut moyen age,du V eme au XIII eme siècle.La science arabe fit réaliser par ailleurs des progrès fondamentaux dans plusieurs sciences : les mathématiques et l'astronomie,avec al-Khuwarizmi et l'invention de l'algèbre, Abu Wafa pour la géométrie,l'astronomie,où les inventions furent décisives pour la maitrise des océans (avec l'astrolobe et la boussole).La physique progressa pareillement,les sciences naturelles,la médecine,où les Arabes,notament d'al-Andalus,maintinrent l'héritage grec tout en l'enrichissant d'apports nouveaux.Ce mouvement en faveur des sciences fut surtout l'oeuvre des abassides(VIII-XIII siècles).Les sciences sociales ne furent pas négligées,notamment la littérature, l'histoire,l'établissement de généalogies,la poésie...Mais la discipline qui doit le plus au sauvetage arabo-musulman,c'est la philosophie grecque  dont les traités ne nous seraient pas parvenus sans les traducteurs arabes et juifs de l'Espagne du Sud qui investirent les grands philosophes antiques et firent connaitre leurs problématiques en les enrichissant d'une pensée nouvelle.
Parmi les commentateurs,on peut citer quelques noms parmi les plus grands;en Orient,Al-Kindi,né en Irak au début du IX siècle et mort en 873,philosophe dont la recherche couvre les travaux non seulement des Grecs,mais aussi des Perses et des Indiens.Al-Farabi(872-950),qui fut appelé le "deuxieme maitre"(après Aristote),proposa une cosmogonie dont s'est inspiré Ibn Khaldoun qui lui reprend sa problématique des formes de la création.D'abord les minéraux,puis les végétaux,puis les animaux,puis l'homme (cf. supra); ensuite la chaine des causes entre cause seconde et cause première dans l'intellect actif et échappant à l'entendement humain,enfin l'Unité dans le Divin.On peut indiquer également l'oeuvre d'Ibn Sina (980-1037),connu en Europe sous le nom d'Avicenne,encyclopédiste de génie,consacré tant par ses écrits dans le domaine de la philosophie que par ses recherches sur la médecine.Néoplatonicien,il eut une influence non négligeable sur le regain d'intéret de l'Europe latine pour la philosophie.En Occident arabe,la philosophie s'illustra par de très grands maitres.
Abu Bakr Ibn Al Sa'ign Ibn Badjdja(Avempace),philosophe (fin du XI siècle-1138),né à Saragosse,s'est appliqué à commentrer les oeuvres d'Aristote et d'Al-Farabi.Sa préoccupation première étant d'appréhender le tout à partir des sciences rationnelles.Abu Bakr Muhammad Ibn Tufayl (début du XI siècle-1186),né à Cadix et mort à marrakech,servit le souverain philosophe almohade Abu Yacoub Youssef.Son idée était que,par ses dispositions intellectuelles,l'homme se trouvait capable d'appréhender le monde,l'univers,sans qu'il soit nécessaire de supporter un autre intellect;plutot le philosophe,d'ailleurs,que l'hommes,car seul le premier a l'ascèse et l'intelligence qui permettent de parcourir le chemin de la connaissance.Ibn Tufayl publia un ouvrage allégorique et de fiction,Hayy ibn Yaqzan,traduit en hébreu au XIV siècle,puis en latin,sous le titre Philosophus autodidactus.Il s'agit d'un personnage du nom de Hayy ibn Yaqzan qui nait"par génération spontanée"et parcourt les étapes de la vie,découvre la philosophie et la religion de lui-meme,avant de se retrouver sur une ile dans la méditation transcendante et la félicité pour finir ses jours.A travers cet ouvrage,Ibn Tufayl semble avancer l'idée que la philosophie n'a aucune difficulté à conduire à la religion,mais que l'inverse n'est pas possible.Certains y ont vu, dans un contexte de retour en force des traditionalistes à partir de la seconde moitié du XII siècle,une façon de régler des comptes.
Abu l'Walid Muhammed Ibn Ahmad Ibn Muhammed Ibn Rushd,connu sous le nom d'Averroès en Occident latin,est né à Cordoue en 1126 et mort à Marrakech en 1198.Il a transmis la philosophie d'Aristote dont il a commenté les oeuvres à la demande du sultan Yacoub Al Mansour.Outre de nombreux travaux sur la médecine,sur le droit,il a écrit sur à peu prèstous les traités d'Aristote avant de connaitre le discrédit à la fib de sa vie.
Les philosophes musulmans hellénistes avaient pu apporter leur contribution à l'essor de la civilisation universelle.
 
«L'islam,écrivent Louis Massignon et Roger Arnaldez,a joué un role trés important dans l'épanouissement scientifique du Haut Moyen Âge.Les Arabes ont fait mieux que transmettre la science :ils en ont éveillé le gout et ils ont commencé à confronter les concepts grecs avec l'expérience ils ont mené une immense activité d'observations critiques où l'on peut voir à juste titre,un prodigieux éveil de la raison scientifique. (*)»
(*)Cité in Joseph Burlot,La Civilisation islamique,Paris,Hachette,1990,p.106.
 
A lire aussi :     Nos ancêtres les Arabes


  Sources
 
  • APPORTS DE LA CIVILISATION ARABO-MUSULMANE DANS LA CONSTITUTION  DES PRINCIPES PHILOSOPHIQUES DE L’OSTEOPATHIE.
  • Ibn Khaldûn, un islam des Lumières?  Par Claude Horrut.
  • Gustave Le Bon (1884) La civilisation des Arabes.

 Professeur B. Tanout

 





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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 02:27

La Fusion Froide, Une autre découverte cachée au monde.

Un documentaire à ne pas rater.

fision froide-copie-1

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 03:37

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Cette vidéo traite du livre de David Yallop, Au nom de Dieu.

Les révélations sont explosives, catastrophiques et cela dure depuis des décennies entières sans que personne ne réagisse. La loge maçonnique dégénérée Propaganda Due ou P2 a tout simplement commandité l'assassinat du Pape Jean-Paul I,  au 33 ème jour de son règne !

 

A vous de juger.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 02:32

medecine.jpgLors de l'émission "Le journal de la santé" du 10 mai 2010, il a été traité de l'apport de la médecine arabo-islamique du 8ème au 13ème siècle à la médecine contemporaine occidentale, une petite revue historique de la gloire passée des sciences médicales de cette époque.

 



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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 21:23

nicola teslaLes archives oubliées de Nikola Tesla. Génie du siècle dernier, il est à l'origine de bons nombres d'inventions comme le moteur à courant alternatif, la radio, le tube fluorescent, le contrôle a distance, etc. Il est à l'origine des recherches sur la guerre ionosphérique (HAARP).

 

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     "La lutte politique qui aboutit à la victoire d'un candidat, avec, par exemple 51% de l'ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial, mais sous un déguisement démocratique. En effet, 49% des électeurs sont gouvernés par un système qu'ils n'ont pas choisi, et qui, au contraire, leur a été imposé. Et cela c'est la dictature. Cette lutte politique peut aussi aboutir à la victoire d'un appareil ne représentant que la minorité, notamment lorsque les voix des électeurs se répartissent sur un ensemble de candidats dont l'un obtient plus de voix que chacun des autres considéré à part. Mais si l'on additionnait les voix obtenues par les « battus », cela donnerait une large majorité. Malgré cela, c'est celui qui a le moins de voix qui est proclamé vainqueur, et son succès est considéré comme égal et démocratique ! Mais en réalité il s'instaure une dictature sous des apparences démocratiques. Voilà la vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel. Leur falsification de la vraie démocratie apparaît clairement: ce sont des régimes dictatoriaux."   Mouammar KADHAFI

. "La démocratie directe, quand elle est mise en pratique, est indiscutablement et incontestablement la méthode idéale de gouvernement. Comme une nation, quelle que soit sa population, ne peut être rassemblée pour discuter, étudier et décider de sa politique, les sociétés sont détournées de la démocratie directe, qui est demeurée une idée utopique éloignée de la réalité. Elle a été remplacée par de nombreuses théories de gouvernement, telles que les assemblées parlementaires, les coalitions de partis, les référendums. Toutes ont conduit à isoler le peuple de l'activité politique, à usurper sa souveraineté, et à confisquer son pouvoir au profit d' « appareils de gouvernement » successifs et en conflit, qu'ils soient individu, classe, secte, tribu, Parlement ou parti."  Mouammar KADHAFI

. "La propriété pourrait bien changer de mains, le résultat serait le même: le travailleur demeure un salarié tant qu'il n'a pas été rétabli dans son droit sur sa propre production, et que celle-ci continue à être détournée au profit de la "collectivité" ou de l'employeur.La solution finale à ce problème consiste à abolir le salariat, par la libération de l'homme de l'asservissement dans lequel celui-ci le maintient." (Mouammar KADHAFI)

. "LE LOGEMENT est une nécessité pour l'homme et sa famille. Il ne doit appartenir à personne d'autre qu'à lui. Un homme n'est pas libre quand il habite une maison louée. En matière de logement, la politique suivie par les Etats a consisté à réglementer la location en bloquant ou en augmentant les loyers. La seule solution radicale et définitive est l'accession à la propriété. Dans la société socialiste, nul ne peut être maître des besoins de l'homme. Personne ne peut dans cette société, bâtir un logement autre que pour lui-même et ses héritiers. La maison de l'individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer."  Mouammar KADHAFI

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